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Nous aurons toujours 20 ans

Jaime Martin

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la vie d’un jeune espagnol, dans la période post Franco.

20 Novembre 1975 : Franco décède.

C’est le point de départ de ce carnet intime de Jaime Martin, un jeune Barcelonais de 9 ans.

Dans cette période en demi-teinte (entre l’espoir de jours meilleurs et la crainte d’un durcissement des conditions de vies), ce garçon ressent les tensions familiales et les doutes. En effet, il fait parti de la troisième génération à avoir vécu sous Franco.

Il y eu ses grands-parents, perdants de la guerre civile. Les premiers à subir la dictature militaire. Ensuite ses parents, qui furent élevés dans la peur et l’insécurité. D’autant plus, lorsque l’on n’est pas du même bord que le pouvoir en place. Et enfin lui-même, qui ne connaissait rien d’autre que cela.

Entre l’espoir que suscite l’avènement de la démocratie et la peur d’un durcissement, à la suite d’une tentative de putsch de l’extrême droite, cet enfant comprend qu’il se passe quelque chose. Mais quoi. Car si toute sa famille boit du champagne le jour de la mort du dictateur, sa grand-mère elle, n’est pas tranquille pour autant.

« IL reste un long chemin à parcourir et le ciel est couvert d’oiseaux noirs », sont les mots que Jaime entend de sa bouche, alors qu’elle se croit seule avec son mari. Cet ouvrage fait partie d’une trilogie :

Le premier : Les guerres silencieuses, raconte la vie de ses parents.

Le deuxième : Jamais je n’aurai 20 ans, sur celle de ses grands-parents.

Le troisième : Nous aurons toujours 20 ans, sur cette troisième génération, qui eut la chance de voir les choses changer, après la mort d’un homme.

Dans cet ouvrage, grandit cet enfant qui se pose les questions de son âge. Et qui voit autour de lui, les ravages du chômage. Perte d’emploi, alcoolisme et délinquance. Mais il a un don pour le dessin et le cultive, sous les encouragements de son entourage.

Ses camarades voient son talent et sa famille sa passion. Son cap est tracé. Son père lui même, aurait voulu pouvoir vivre du dessin. La vie en a voulut autrement. Il fut ouvrier. Avec l’adolescence, Jaime découvre la Bd et le Métal. Ce sera désormais ses deux bouées de sauvetage, pour affronter la vie.

AC/DC, Motorhead et les Ramones pour la bande son. Métal Hurlant, El Vibora et Creepy, pour le visuel. C’est, avec la bande de copains qui partage ses gouts, le terreaux de son avenir de dessinateur de Bd. Désormais, ce sera Rock and Comics. Il multiplie les expériences, au sein de différents magazines

Un témoignage en images, sur une génération qui peut enfin espérer sortir la tête de l’eau. Et s’échapper d’un passé écrasant. Entre tendresse et amertume. Un dessin fluide et une histoire qui méritait d’être raconté. Vous avez là une trilogie qui ne peut qu’enchanter les amoureux d’histoire, de Métal et de Bd.

Merci Jaime.

Voir dans le catalogue de la BML

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