logo-article

La longue marche des éléphants

Troubs et Dumontheuil

« Est-ce que nous ne sommes vraiment plus capables de respecter la nature, la liberté vivante, sans aucun rendement, sans utilité, sans autre objet que de se laisser entrevoir de temps en temps? La liberté elle-même est anachronique. » Romain Gary.

http://www.faunesauvage.fr/wp-content/uploads/2014/10/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2015-04-15-%C3%A0-18.44.50.png

Au Laos, Troubs et Dumontheuil ont participé, avec le centre de conservation des éléphants et l’ONG « des éléphants et des hommes », à une marche de 500 km dans le pays.

 

Des éléphants et leurs cornacs étaient le centre de ce long voyage.

Ces cornacs étaient jadis considérés comme détenteurs du savoir ancestral. Ils sont maintenant des ouvriers surexploités par des firmes dévastatrices.

https://farm6.staticflickr.com/5042/5349164363_69838967cb_b.jpg

 

Le récit de Dumontheuil retrace la marche de soutien aux éléphants, l’accueil des habitants à leur rencontre, lors de laquelle les éléphants sont vénérés.

L’importance de la transmission aux enfants de la richesse naturelle de leurs pays.

 

Celui de Troubs explore le côté mythique des éléphants, en mettant en lumière leur importance dans la biodiversité ainsi que les liens ancestraux entre les hommes et les phacochères.

 

 

Deux récits mis en lumière par deux graphismes différents.

Dumontheuil est ordonné, proche d’un documentaire.

http://www.zicbul.fr/wp-content/uploads/dumontheuil-planche-originale3-elephant.jpeg

 

Troubs est plus poétique, sauvage.

http://troubs.fr/wp-content/uploads/2017/06/elephants-12-566x761.jpg

 

La longue marche des éléphants est un beau témoignage où l’économie d’un pays, la dureté de la vie des hommes entrainent l’extinction d’une espèce et d’une culture.

 

Belle bande dessinée, qui en aucun cas culpabilise les habitants du Laos qui subissent la transformation de leur pays.

 

« Aujourd’hui ce que j’ai vu était terrible. Des enfants handicapés, certains avec des maladies de peau affreuses, signe de malnutrition. Comment leur parler de la protection de l’éléphant … alors qu’eux-mêmes peinent à survivre ? »

 

Le roman de Romain Gary, Les Racines du ciel, est souvent cité dans cette bande dessinée.

 

« Les Racines du ciel, est une dénonciation de l’avidité et de la cruauté humaines. Les Racines du ciel est peut être le premier roman traitant de la protection de la faune et surtout du sort des éléphants. Derrière ces animaux, c’est tout le symbole de la liberté qui est traité. »

 

Voir dans le catalogue de la BML

Tags

Type :

Partager

Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *