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L’oiseau d’Amérique

Tevis, Walter S

"Seul l'oiseau moqueur chante à l'orée du bois."

XXVème siècle, Etats-Unis.

L’humanité est sur la fin, assommée par des drogues et des lois où l’individualisme est la règle d’or : se replier sur soi, ne pas discuter.

« Sexe vite fait, bien fait. »

L’amitié, la fraternité, la famille sont des notions absentes.

« Pas de questions. Relax. »

Toute la société est organisée par des robots de différentes classes programmés par les générations antérieures pour une raison vague.

Il semblerait que ces règles bouleversent l’ordre démographique.

Robert Spofforth, un robot de classe 9, veille sur ce monde. Il est le dernier numéro 9, tous les autres se sont supprimés.

Lui ne pourra s’éteindre que lorsque le dernier Homme aura disparu.

Et sa programmation personnelle le protège du suicide.

Quant à Paul Bentley, fonctionnaire sans utilité, il découvre dans une bibliothèque en ruine l’art de la lecture et de l’écriture. Depuis longtemps, ces deux notions  – jugées trop libératrices, collectives, provoquant chez les humains la réflexion – ont été interdites sous peine de prison.

Mais, maintenant pour Bentley :

« Le simple fait de savoir que l’homme a un passé, un passé sur lequel je ne possède pourtant que de très vagues notions, a radicalement modifié mon esprit et mon comportement. »

Un jour, Bentley rencontre Mary Lou, une femme rebelle, sevrée.

Et là, tout bascule.

L’oiseau d Amérique de Walter Tevis est un roman de science fiction de référence. Sa notoriété peut être comparée au Meilleurs des mondes d’Aldous Huxley. Ce monde orchestré par des robots est d’une fadeur dévastatrice. L’intrigue est fluide, envoutante et le propos anthropologique digne d’intérêt.

Une belle réussite où un couple découvre l’amour par les mots.

« Ma vie est légère qui attend le vent de la mort,

Comme une plume sur le dos de ma main »

TS Eliot.

Voir cet article sur l’homme tombé du ciel de Tevis.

Et nous, en 2016, nous n’en sommes qu’au début de la révolution robot.

Empruntez, aussi, ces documents à la médiathèque du Bachut :

Et l’homme créa le robot, un documentaire sur l’histoire des automates et des robots depuis l’Antiquité.

I, Robot : Protéger et I, Robot : Obéir de Reichert, Mickey Zucker.

Le grand livre des robots d’Isaac Asimov.

Voir dans le catalogue de la BML

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