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Le flibustier

Conrad, Joseph

"La crête d'une vague poussée par le vent heurta bruyamment son visage, puis il y eut un intervalle paisible, un silence de la mer."

 

 

Le 29 aout 1793, les troupes britanniques entrent dans la ville de Toulon. Le drapeau blanc à fleur de lys peut de nouveau flotter en France.

Le 19 décembre 1793, la Convention entre dans la ville, c’est la répression.

Puis, la vie reprend dans une ambiance délétère où les traitres royalismes et les bouchers révolutionnaires sont à éviter.

C’est dans ce contexte que le capitaine Peyrol décide de prendre sa retraite de marin sans terre d’attache.

Il choisit un petit village du Sud de la France, il y est simplement né.

Il n’a aucun point commun avec les autochtones, ni avec leurs personnalités, ni avec leurs histoires. Il est citoyen par obligeance mais il est surtout « Frère-de-la Côte » à jamais.

Ce vieux marin assagi rêve de tranquillité du haut de sa chambre d’auberge, lui qui a toujours voulu vivre dans un phare.

L’auberge est le lieu d’un huis-clos pesant, les habitants ont tous une histoire chargée de peine et de sang.

Près de la côte, une corvette anglaise, l’Amélie, est en veille.

 

L’époque agitée sera-t-elle le signe d’une nouvelle bataille héroïque ?

 

Le Flibustier de Conrad est un roman grave, sobre, baignant dans l’ambiance de l’époque.

L’austérité des terres se dispute avec la menace de la mer.

Un roman d’aventure, de marins. Ici nul voyage, nulle épopée dans des pays lointains, la narration ne s’éloigne pas de la côte.

Mais ce qui est certain : Peyrol est et sera toujours un navigateur de génie, même à la barre d’une simple tartane.

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