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Les Tziganes tombent du ciel

Cirque Romanès

Un chapiteau bleu posé sur une colline rincée par la pluie, des guirlandes de lumière, une bonne odeur de beignets qui vient à la rencontre des visiteurs… C’est une des images fortes que je garderai du festival des Nuits de Fourvière qui vient de se terminer, puisque j’ai eu la chance de pouvoir y découvrir le Cirque Romanès et son nouveau spectacle, Les Tziganes tombent du ciel.

Du cirque traditionnel certes, mais vivifié par l’énergie et la fraîcheur d’une incroyable famille d’artistes, réunie autour d’Alexandre Romanès. Sur les tapis élimés qui tiennent lieu de piste, les numéros s’enchaînent au son de l’orchestre tsigane qui joue sans relâche. Danse du ventre, jonglage, anneau, trapèze fixe et ballant, sangles, acrobaties, équilibrisme…

Les artistes se succèdent, encouragés depuis le bord de la piste par les autres membres de la troupe. Leur plaisir à être là est évident. Pas d’esbrouffe et de la poésie à tous les étages, bref tout le contraire d’un show à l’américaine. Un vrai coup de coeur estival !

Le chapiteau est plié, la caravane s’est éloignée… Comment prolonger la magie du cirque tsigane ? Heureusement vos fidèles blogueurs de la médiathèque de Vaise veillent et vous proposent cette petite sélection d’ouvrages et de références sur le Cirque Romanès !

Sur les Romanès

Ecrits d’Alexandre Romanès

Directeur de cirque et musicien, Alexandre Romanès est aussi poète. Dans sa jeunesse, il fréquente peu les livres et ce n’est qu’à quarante-cinq ans qu’il se met à l’écriture. Il n’a pas lu plus d’une dizaine d’auteurs, mais il a été l’ami de Jean Genet et surtout, il a vécu. Ses poèmes, sortes de haïkus gitans, donnent à voir l’âme d’un peuple plein de sagesse et épris de sa liberté.

Extrait d’Un peuple de promeneurs :
« Deux frères directeurs de cirque. Ils ne s’entendent plus et veulent se séparer. Il faut partager le matériel : il y a beaucoup de camions, de toiles et de caravanes. Ils se crient dessus et s’insultent toute la journée : impossible de se mettre d’accord. Le soir, faute d’accord, ils rassemblent le matériel sur la place, aspergent le tout d’essence et y mettent le feu. » (p.45)

« La neige, le vent, les étoiles : pour certains, ce n’est pas assez. » (p.115)

Cirque

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