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Carnets de New York

Paolo Cognetti

Récit des nombreux voyages de l'écrivain italien à New York entre 2003 et 2013. Il brosse le portrait de cette ville, décrit ses rencontres et ses balades le long de l'Hudson ou de l'East River et partage sa passion pour les auteurs américains, de Herman Melville à Walt Whitman en passant par Jack Kerouac.

Attention, si vous n’êtes jamais allé-e à New-York, il est fortement recommandé de vérifier la validité de votre passeport ou d’entamer les démarches pour en obtenir un avant de lire ce récit !

Paolo Cognetti, l’auteur des Huit montagnes, se rend pour la première fois en 2003 à New York pour réaliser un documentaire sur la littérature américaine.  Il y reviendra fréquemment pendant une dizaine d’années.

Ce récit est le fruit de ses déambulations émerveillées de Manhattan à Brooklyn en passant par les rives de l’Hudson et de l’East River. Pour se repérer, en intro-duction de chaque chapitre, une carte dessinée par l’auteur pose le décor.

Dès lors, on ressent fortement l’amour de l’auteur pour cette ville, ses quartiers, ses habitants, ses amis italiens rencontrés tout au long de ces séjours ; on se laisse charmer par sa manière de visiter la ville et sa curiosité : prendre la ligne 7 du métro, descendre aux dernières stations, se retrouver au bord de la mer, dans des terrains vagues, au milieu d’usines désaffectées. Mais toujours il revient au bord de l’Hudson, de l’East River ou de la mer. Loin des itinéraires touristiques classiques, sa motivation est d’aller là où personne ne va, de remarquer des détails de la ville que peu de visiteurs voient, de découvrir son New-York comme il nous le dit page 149 :

«  New-York, tu la prends comme elle est mais tu la fais également tienne à ton arrivée : elle était différente avant, aussitôt après elle changera encore, et tout ce que tu écris sur elle vieillit immédiatement, l’encre n’a pas eu le temps de sécher que c’est déjà daté. C’est un instantané de quand tu y étais, ni plus ni moins. »

Autre intérêt de ce récit : le voyage n’est pas seulement touristique mais aussi littéraire. Au fil des pages, il nous entraîne sur les pas de ses héros littéraires, Melville, Whitman, Ginsberg, Capote ou encore Paley, Salinger et Kerouac qui ont, eux aussi, magnifié et conté New-York dans leurs œuvres.

Habile manière pour l’auteur de nous inciter à poursuivre la lecture avec ces classiques.

En attendant le « vrai départ», promenez-vous virtuellement dans les quartiers et les rues de New York en suivant les indications de l’auteur. C’est l’amorce du voyage.

Voir dans le catalogue de la BML

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