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Alors quoi

Meril Wubslin

Sous ce nom improbable aux consonnes traîtresses se cache un trio de musiciens lausannois. Et un folk rustique sous hypnose, qui brasse le traditionnel et le contemporain dans un rite nocturne.

On a déjà eu l’occasion de chroniquer ici les tissages désertiques de Cyril Cyril, ou les abstractions sahéliennes de Bégayer. Et on ne se prive pas de remettre ça avec Meril Wubslin.  Alors quoi. Oui, quoi ?
Puisqu’il faut s’en sortir avec des mots, disons que c’est un genre d’afro-blues et de folk répétitif. Des boucles d’accords, des instruments tout nus, à l’acoustique rêche, à l’entêtement sensuel.

C’est comme une transe tranquille au coin du feu, quelque chose de très spontané, qui donne l’impression que la musique se fabrique sous nos oreilles. Ca berce, ça balance doucement, ça tourne comme un derviche qui dort, un Velvet Underground mystique.
On écoute passer une sanza, un melodica, une vièle, un éventail subtil de guitares du monde et de percussions caressantes. Parfois des sons de machines, juste ce qu’il faut pour déraciner ce folk, en faire une mélopée cosmique. Et puis des voix, parfois scandées, tenues et mêlées qui prennent une dimension instrumentale, des choeurs envoûtants comme une cérémonie. Alors quoi, alors écoute.

 

Voir dans le catalogue de la BML

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