A redécouvrir

Yodelling the classics : Mary Schneider (1999)

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 01/07/2016 par Civodul

Aimez–vous Brahms ? If you do, alors allez dénicher au silo cette détonnante version d'une des plus célèbres Danses Hongroises, revisitée - par effraction - via Mary Schneider, chanteuse de yodel.

 Voici une série de variations alla tyroliena rondement menée. Ca commence tout en bas, comme la ballade contralto d’une émule ménopausée des Carpenters qui se serait trompée d’époque (tout en en gardant la coiffure), pour culminer et fulminer telle l’hystérique soprano colorature trouvant enfin, dans un spasme stroboscopique , son registre de poitrine. Une performance assurément, musico-athlètique et stylistique, un bel hommage aussi car Brahms et son gipsy spirit , quoi qu’on en dise, sont toujours là, non point déshonorés mais, dirait-on, acclimatés et assaisonnés.

Au menu de cette anthologie de fantaisie, également une « valse des patineurs » de Waldteufel, gratinée, virtuosement hoquetée et très dans le style finalement , un air du « Barbier de Séville » théâtral, enjoué et fort bien orné, un charmant menuet de Beethoven servi avec ses roulades et contre-notes à l’envi, d’autres encore …

Bref un aimable programme, plein d’une voix longue, agile et délurée, plein de bonne humeur et de belles références, bourré de Da Capi inspirés et peut-être inspirants, dans lequel le coup de glotte insolent et le pastiche assumé, alliés à une réelle musicalité n’ont pour seul objectif que de réjouir et divertir.

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