À redécouvrir

Prolapse : Pointless walks to dismal places (1994)

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 01/07/2016 par Département Musique

Ce sextuor d'étudiants est composé de deux fortes personnalités au chant : Linda Stellyard et Mick Derric, soutenus par 2 guitares, David Jeffrey et Pat Marsden, et pour la section rythmique héroïque, Mick Harrison à la basse et Timm Pattison à la batterie.

 

« Pointless walks to dismal places » est le 1er album du groupe qui en produira 4 au total : actifs de 1992 à 2000, les Prolapse venaient de Leicester et avaient signé en 1994 leur premier album chez Cherry Red, le label qu’on ne présente plus (ou si besoin, un rapide coup à d’oeil à la liste des artistes signés donnera vite une idée du niveau et du style).
Serpico, le premier titre de l’album, est un digne représentant des compositions de Prolapse : on lance un riff charmant, la voix de Linda résonne comme le chant d’une sirène puis le chant mal élevé et braillard de Mick déboule, les guitares s’énervent et on bascule dans un bouillon aux arômes de noisy rock et de punk anglais.

Ici on est confronté à un album versatile : au début on alterne morceaux noisy pop aux touches shoegaze et explosions punk rock aux structures surprenantes et va-et-vient maitrisés entre calme et tempête. Puis on nous laisse passer 8 minutes dans une composition instrumentale tendue au 2/3 de l’album, on enchaîne avec un morceau calme lui aussi instrumental (si ce n’est un enregistrement radiophonique en arrière-plan sonore) presque post rock. Et pour la route on clôture sur un dernier titre dans lequel chants, guitares batterie, explosent dans une narration éprouvante.

Evidemment Sonic Youth et the Fall ont été évoqués quand on parle de cet album de Prolapse, on y pense bien sûr et pourtant ça n’est pas ça, ça n’est pas un vulgaire copier-coller ou repiquage de ce qui s’est fait de mieux dans le genre à l’époque. Non, Prolapse a des compositions originales, décomplexées, denses et brutes.
A noter la version de cet album disponible à la BmL comporte un second disque avec un EP de 4 titres de la même année, le merveilleux « Pull thru’ barker » est à y découvrir.

On parle ici d’un excellent groupe de rock indépendant, peut être tellement indépendant d’ailleurs, qu’on ne les a que trop peu connus.
Mais nous terminerons sur une bonne nouvelle : Mogwai leur a demander de participer à leur festival d’anniversaire cet année et Prolapse s’est reformé pour quelques concerts, qui sait peut être aura-t-on la chance de les voir jouer en France ou nous proposer un nouvel album ?
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