A redécouvrir

Electrelane : No shouts, no calls (2007)

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 01/07/2016 par Département Musique

Cette pochette qui nous invite à embarquer est celle du 4ème et dernier album de cette formation active des années 2000 à 2007.

3 albums (tous à découvrir à la BML) dans lesquels ont été expérimentés l’instrumental ponctué de vocal, le chant choral comme le silence, le juste et le faux, le parler et le crié, différentes langues (anglais, français, espagnol…) des instruments divers et variés (accordéon, banjo, farfisa, clarinette…), le froid mélancolique, l’énervé éraillé, et le tout, toujours sur fond de batterie métronomique.

 Quelques points communs :
« Power out » et « Axes » ont été enregistrés avec Steve Albini à Chicago. Des titres souvent instrumentaux, répétitifs, urgents et intenses. Le krautrock, post-rock et l’indie rock noise avaient été utilisés pour décrire leur style. Neu, Pavement, Stereolab, Young Marble Giant, Section 25 avaient été cités comme influences majeures.

Ce 4ième album, « No shouts no calls » se propose de chercher encore ailleurs : les titres « To the East » et « In Berlin » nous racontent un nouveau lieu d’enregistrement et une nouvelle ligne de conduite. Peu d’instrumentaux, des morceaux plus courts et un chant incarné plus en avant, enregistré tout en digital et à Berlin.
Un impondérable néanmoins : toujours cette urgence incarnée par cette section rythmique qui pousse, pousse toujours vers l’avant.

Mais cette fois-ci on navigue au gré de mélodies pop inoubliables. Un rock devenu presque pop dans lequel on s’autorise toujours à chanter faux, dans lequel on progresse au fil des morceaux à la manière des « To the East » et « After the call » qui débutent délicatement pour graduellement grandir en énergie et en densité, tout comme progresse l’album d’ailleurs.

Quelques titres dans les précédents albums (particulièrement dans « The power out ») nous avaient préparés à cette pop de douceurs ensoleillées un brin mélancolique, de rayons de soleil qui tirent les larmes et donnent aussi envie de taper du pied en dodelinant la tête.
C’est peut-être ce qui aura déplu sur ce dernier opus, c’est un risque pris, une vulnérabilité qui n’était pas aussi marquée dans les précédents ; mais c’est précisément ce qui en fait un disque si exceptionnel.
Un groupe qui convoque diront certains, un groupe culte pour d’autres, on peut aussi ne pas choisir et dire que c’était les deux.

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