13th Floor Elevators : Bull of the woods (1968)

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - Modifié le 18/04/2018 par Juliette A

Sorti il y a 50 ans, l’album Bull of the woods n’est pas le plus connu des 13th Floor Elevators, et pourtant il recèle des pépites psychédéliques !

Bull of the Woods de 13th Floor Elevators
Bull of the Woods de 13th Floor Elevators

Formé en 1966 au Texas, 13th Floor Elevators tire son nom d’une superstition américaine qui veut que les ascenseurs n’indiquent jamais de 13ème étage : avec eux entrez dans cette nouvelle dimension, où l’acide lysergique déforme l’espace sonore.

Mené par Roky Erickson au chant et  guitare, accompagné de John Ike Walton, Stacy Sutherland, Benny Thurman et Tommy Hall, 13th Floor Elevators est le premier groupe à utiliser le terme de rock psychédélique pour décrire leur musique hypnotique et chatoyante.

Leur premier album Psychedelic sounds of the 13th floor elevators plante le décor : pochette verte et rouge sur laquelle un oeil s’enroule et se déforme comme sous l’effet d’une fumée hallucinogène, symbole des nombreuses drogues qui eurent raison de la carrière éclair du groupe (1966-1969), les membres alternant séjour en prison et/ou en hôpital psychiatrique.

Bull of the woods a été enregistré principalement par Stacy Sutherland à sa sortie de prison : il assure ici le chant, Roky Erickson étant déjà interné en hôpital à cette époque (il apparaît sur seulement quatre titres précédemment enregistrés). Ce troisème et dernier album a une couleur très blues, comme dans les titres Barnyard Blues ou Down by the river. On retrouve pourtant les sonorités psychédéliques distordues du groupe, avec les chœurs hallucinés de Scarlet and Gold, ou avec notamment l’utilisation caractéristique de la cruche électrique et ses glouglous musicaux, signature des 13th Floor Elevators. Cette cruche a été inventée par Tommy Hall : faite pour conserver le whisky, en argile, elle est ici équipée d’un micro permettant d’amplifier le souffle.

Après ce dernier album, les 13th Floor Elevators implosent au début des années 70 après une très courte carrière qui a ouvert la voie au rock psychédélique : le chanteur se prend pour un martien, le guitariste se fait tuer par sa femme, et les drogues et hallucinations auront raison des derniers membres.  Mais certains chanceux auront pu assister à une reformation miraculeuse et éphémère le temps d’un concert au festival Levitation en 2015.

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