L’Everest, la montagne la plus haute du monde

- temps de lecture approximatif de 4 minutes 4 min - par SB Bibliothèque Lacassagne

L’Everest, cette montagne appelée également « Le toit du monde » est, depuis sa découverte, un lieu mythique. Considérée comme une déesse par les locaux, elle est immensément respectée même si parallèlement elle est devenue une source de revenus et un des principaux moteurs de l’économie locale.

La découverte de l’Everest

L’Everest a été découverte par les Européens au cours du XIXème siècle. Malgré l’interdiction de pénétrer au Népal et au Tibet, ils sont parvenus à définir avec une grande précision son altitude à une distance d’environ 150 kilomètres. L’Everest culmine à 8.848 mètres. Elle est donc le plus haut sommet de la chaine himalayenne et du monde. L’Himalaya se situe à la frontière entre la Chine (Tibet) et le Népal. l’Everest a donc deux appellations locales : pour les Tibétains elle est « Chomolungma », la déesse mère du monde ; et pour les Népalais elle est « Sagarmatha », la tête qui touche le ciel. Le reste du monde la nomme « Everest », nom de George Everest, le premier chef de la mission topographique qui cartographia l’Himalaya. Il faut savoir que cette appellation a été source de controverse car « Everest » est un mot difficilement prononçable pour les locaux et que par ailleurs leurs appellations leur semblaient plus légitimes car c’est une montagne de leur territoire.

L’ascension de l’Everest

Symboliquement, vouloir monter au sommet de l’Everest est un acte fort, c’est vouloir affronter un dieu. Pour les bouddhistes, l’Everest ne doit pas être gravie, elle est sacrée. Les sherpas, pour la plupart bouddhistes, sont pris en étau entre leur religion et la ressource financière que constitue l’accompagnement d’expéditions. Avant l’ascension, ils assistent généralement à une « Puja », cérémonie durant laquelle on demande protection aux dieux et pardon à la « déesse mère du monde ».

Les hommes de l’Everest

En mai 1953, le Néo-zélandais Edmund Hillary et le sherpa népalais Tensing Norgay, sont les premiers à parvenir sur le toit du monde. Après eux de nombreux alpinistes ont suivi leurs traces, aujourd’hui ils sont un peu plus de 4000 à y être parvenus.

Et en 1978, Reinhold Messner est le premier à atteindre le sommet sans bouteille d’oxygène.

Au sommet de l’Everest, l’air perd deux tiers de son oxygène. Cette perte est compliquée à gérer pour l’homme, elle entraine une sensation de fatigue, des nausées voire des dysfonctionnement du cœur, des poumons… d’où la nécessité des bouteilles d’oxygène et d’une acclimatation. En effet, les alpinistes font plusieurs aller-retours entre le camp de base (5000 m d’altitude) et les autres points de la montagne pour habituer leur organisme. Par ailleurs, le manque d’oxygène ne permet pas de rester longtemps au sommet au risque de mourir.

Un milieu hostile

L’altitude de l’Everest en fait un milieu particulièrement hostile, la température selon les saisons oscille entre – 20 C° et – 60 C°.

Le glacier se déplaçant chaque jour de 60 à 90 centimètres, des crevasses se forment et se ferment constamment.

En outre, le Jet Stream, un vent très fort (400 km/h) et très froid évoluant environ à 10 km d’altitude peut être présent lorsqu’on approche le sommet de l’Everest.

Ces conditions ajoutées à d’autres paramètres ne permettent l’ascension de l’Everest que quelques semaines au printemps et à la fin de l’été.

L’envers du décor

L’Everest est devenue un lieu touristique et une manne financière incontournable pour la population locale. Ce développement n’est pas sans provoquer des désagréments : « la déesse mère du monde » est devenu un gigantesque dépotoir où se côtoient des bouteilles d’oxygène vides, des équipements d’alpinisme et tentes abandonnés…

Les sherpas, ces montagnards locaux sans qui les expéditions en haut de l’Everest ne seraient pas possible, connaissent des conditions de travail difficiles voire inacceptables. Ils exercent un métier à haut risque qui n’est pas apprécié à sa juste valeur.

Dans les collections de la Bibliothèque municipale de Lyon :

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