L’Info retrouvée

Une affaire mystérieuse: « La Femme coupée en morceaux »

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - par département Lyon et région

Cette rubrique propose de revenir sur des événements survenus à Lyon et dans la région au cours des deux derniers siècles, dans les domaines les plus divers, à travers un article de la presse locale de l’époque, une photographie, ou une illustration

[Arrivée à la morgue de la Femme coupée en morceaux, sur le bas-port du quai de l
[Arrivée à la morgue de la Femme coupée en morceaux, sur le bas-port du quai de l'hôpital, actuellement quai Jules-Courmont, en février 1901] Fonds Jules Sylvestre. © Bibliothèque municipale de Lyon

Février 1901. Des mariniers retirent du Rhône des paquets informes contenant des débris humains, ceux d’une femme de 25 ans, qui a été coupée en morceaux. Comme dans la célèbre affaire de Luigi Richetto, la tête de la victime est exposée à la Morgue flottante de Lyon afin d’en permettre l’identification.

Pendant trois jours plus de soixante mille personnes défilent devant la tête exposée. Des incidents se produisent. Des femmes s’évanouissent sous la poussée immense de la foule, un jeune homme se fend le crâne… Pas une reconnaissance sérieuse n’a pu être faite. Le journal le Salut Public pense que « le parquet ferait bien de faire apposer sur les vitrines des magasins ou des cafés qui voudrait y consentir la photographie de la tête […] cela pourrait faciliter les recherches de la police. »

Chose vraiment étrange quelques jours avant la lugubre découverte une lettre anonyme avait été adressée au procureur de la république : « C’est moi qui ai fait le coup. Vous avez déjà une partie du cadavre. Si vous voulez trouver  la tête et le côté droit, cherchez dans le Rhône en face de la Vitriolerie ; j’ai jeté tout ça à l’eau dans un sac neuf  […] Je pars, mais je vais revenir à Lyon sous peu, et vous aurez encore de  mes nouvelles. »

 L’ « affaire mystérieuse » de la femme coupée en morceaux va connaitre de nombreux rebondissements: fausses pistes, faux coupables, arrestations malencontreuses, conduisant les enquêteurs de la Sureté de Lyon, plusieurs mois après l’horrible découverte… jusqu’à Milan. Cette piste italienne est la dernière dont la presse rend compte. Il arrive parfois qu’on ne retrouve jamais le coupable.


Le Salut Public va suivre l’affaire de février à octobre 1901. Accès au journal numérisé sur le site de Lectura Plus.

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