L’Info retrouvée

Gault et Millau rendent hommage à la cuisine lyonnaise

- temps de lecture approximatif de 2 minutes 2 min - Modifié le 05/11/2019 par Laurent D

Cette rubrique propose de revenir sur des événements survenus à Lyon et dans la région au cours des deux derniers siècles, dans les domaines les plus divers, à travers un article de la presse locale de l’époque, une photographie, ou une illustration

Paul Bocuse en compagnie de Gault et Millau à l'Auberge du Pont de Collonges. Georges Vermard. © Bibliothèque municipale de Lyon

Le 31 janvier 1970, Henri Gault et Christian Millau réalisent depuis l’un des salons de l’hôtel Sofitel de Lyon l’émission radiophonique « Suivez le guide » qu’ils animent sur les ondes d’Europe 1. Il est vrai que la cuisine lyonnaise est le sujet principal du numéro de février de leur « Nouveau guide », un magazine à vocation désormais nationale (le premier guide, 1962, était exclusivement parisien).

La veille dans le train qui conduisait les deux chroniqueurs gastronomiques dans notre ville, des jeux avaient été organisés, portant sur la cuisine lyonnaise et des régions traversées. A ces jeux un participant inattendu, M François Mitterrand. Inattendu et compétent : Il savait que la mère Fillioux était à l’origine de la « poularde demi-deuil » célèbre à Lyon.

« Lyon à la casserole » titre le Progrès du 30 janvier au sujet de cette manifestation. De nombreux invités ont été conviés à participer à l’émission, et non des moindres. Parmi eux les grands noms de la cuisine lyonnaise et de la région : Jean Marc Alix, Roger Roucou, Marie-Louise Point, Paul Lacombe, Christian Bourillot, Felix Benoit, Paul Bocuse, Eugénie Brazier, Paul Blanc, Alain Chapel, Gérard Nandron.

L’émission radiophonique trouvera le soir même un prolongement convivial à l’Auberge du Pont de Collonges où  un cocktail est organisé en présence du maître des lieux : Paul Bocuse, et de tout ce que Lyon compte comme « fines gueules ».

Dans le compte rendu qui en est fait le lendemain dans la presse, on apprend que la réception fut si chaleureuse que les deux journalistes gastronomes qualifièrent de légende la prétendue tristesse des lyonnais; légende entretenue, selon eux, par les lyonnais eux-mêmes, par goût du canular…


Sources consultées : L’Echo liberté, 31 janvier et 2 février 1970. – Le Progrès de Lyon, 1er janvier 1970.

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