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Je peins la lumière qui vient de tous les corps

Lettres et poèmes radieux issus des plus sombres tourments du peintre viennois

Le peintre Egon Schiel a écrit la vie et la mort. Et surtout la vie. "Parle la langue du créateur et donne."

En regardant les œuvres d’Egon Schiele, d’aucun retiennent la mort et le sexe liés, les tourments et les arêtes dans la gorge.
En lisant ses poèmes et ses lettres sélectionnées ici et pour la plupart inédits, c’est un hommage à la vie libre que l’on entend.
« Anarchiste-Soleil
Goûte la rougeur ! Flaire les vents blancs balançant, regarde dans l’univers : soleil. Regarde ces astres étincelant de jaune jusqu’à que tu te sentes bien et que tu sois forcé de clore les paupières qui clignent. Des mondes cérébraux scintillent de tes cavités. Laisse trembler tes doigts ardents, effleure l’élément toi qui dois chercher en vacillant, qui est assis en t’élançant, couché en courant, qui rêves couché, veilles en rêvant. Les fièvres dévorent faim et soif et spleen, le sang s’en mêle. »

Que pense le poème ? interroge Alain Badiou. Ici, vous pouvez faire fi des questions sur les rapports écriture/peinture. Voici une voix espiègle (« Il fichait la pagaille dans la classe » disait de lui son professeur de dessin) et éprise de création totale.
« Qui n’est pas assoiffé d’art est proche de la dégénérescence ».

Voir dans le catalogue de la BML

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