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Redneck movies

Décadence délictueuse au délicieux pays des « ploucs »

Maxime Lachaud a travaillé 8 ans sur cette anthologie hors normes qui recense une iconographie impressionnante, des films inédits et une analyse aussi brillante que singulière chez un éditeur, Rouge Profond, qui privilégie (pour sa collection « raccords ») les sujets underground et le coté sombre…

La ruralité fleure bon l’ennui et le délitement sur fond de musique bluegrass.
L’environnement hostile, suffocant, névrotique dicte la vie de personnages déstructurés par des lois purement locales. Ceux-ci sont abjects, de véritables « ordures symboliques » concentrant des goûts et des penchants discutables, des mœurs dérangeantes …
Le monde animalier ne déroge pas au concept de monstruosité : vers géants, crapauds infernaux et autres créatures sournoises non identifiables attendent tapies… C’est le règne d’une animalité qui nourrit les instincts les plus vils.
Chacun peut trouver ce qu’il exècre dans le redneck, cracker movie ou hick film. La photographie, la musique et le cinéma se sont aussi emparé de ces déviances et dégénérescences aux accents d’une tradition littéraire gothique du sud profond des Etats Unis.
Plus qu’un portrait des « white trash » et qu’un genre cinématographique, cette fresque consacrée à ce segment du cinéma américain étudie les questions sociales, sociétales, historiques sous le prisme de la caricature (se référant au humoristes du sud ouest des années 1830 et 1860, aux archétypes populaires succédant à la guerre de sécession). Le genre connait son apogée entre 1960 et 1980 avec des fleurons : Massacre à la tronçonneuse, Délivrance…
Voir dans le catalogue de la BML

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