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Letters to Bach

Noa

Elle est israëlo-américaine et aime jeter des ponts entres les cultures : un de ses principaux combats est la promotion d’une (im-?)possible paix israëlo-palestinienne. Elle est également fine musicienne et elle aime jeter des ponts entre les styles musicaux et les époques : un passage à l’Eurovision, quelques apparitions dans des comédies musicales, un doigt de jazz et aujourd’hui cet hommage à son maître Johann Sebastian Bach.

C’est sous forme épistolaire que Noa s’adresse au Cantor : une déclaration d’amour humoristique et respectueuse en guise de prélude à cet étonnant enregistrement. De beaux textes (de son cru) empreints de poésie  parlent de l’amour, de la guerre, de la musique, de la vie, sur des mélodies provenant de diverses œuvres instrumentales, notamment pour clavier. La chanteuse réussit le tour de force de métamorphoser sa voix en un instrument, une des voix dans le contrepoint des inventions, le veilleur angélique de la Cantate 140, une voix qui charme et convainc.  Noa respecte à la lettre les partitions, n’en retranche pas une note, rien que du Bach, et plus encore.

Le résultat est bluffant, non seulement de virtuosité et de précision (vélocité impressionnante sans nuire aux textes, parfaite justesse face à des intervalles infernaux et à une tessiture monstrueuse) mais encore de sensibilité et de musicalité. Bravo !

  • All of the angels (Cantate 140)

 

Voir dans le catalogue de la BML

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