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Les passeurs de livres de Daraya

Delphine Minoui

Au milieu de l’enfer syrien, on résiste, on lit !

Le 7 décembre 2015 un nouveau message d’Ahmad, piégé dans l’enfer Al-Assad, éclate tranchant comme une balle : « La bibliothèque a été attaquée. »

Voilà 2 mois que la journaliste Delphine Minoui entretient une correspondance virtuelle avec de jeunes syriens, enfants de Daraya, ville rebelle avant l’heure. En plein chaos, ces insoumis ont réussi l’impensable : créer une bibliothèque secrète aux milieux des décombres, sauvant les livres des disparus, morts ou exilés.

« Nuit et jour, ces jeunes côtoient la mort. La plupart d’entre eux ont tout perdu : leur demeure, leurs amis, leurs parents. Au milieu du fracas, ils s’accrochent aux livres comme on s’accroche à la vie. Avec l’espoir de meilleurs lendemains. Portés par leur soif de culture, ils sont les discrets artisans d’un idéal démocratique. Un idéal en gestation, qui brave la tyrannie du régime ».

Delphine Minoui, grand reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient (prix Albert Londres 2006 pour ses reportages en Iran et en Irak) témoigne pour eux : Ahmad, Abou, Omar, Shadi, Hussam, Muhammad…

Lire ce livre, c’est vivre leur combat et ces vers qu’ils aiment tant de Mahmoud Darwich dans son poème Etat de siège :

« Ici, sur les pentes des collines, face au couchant

Et à la béance du temps,

Près des vergers à l’ombre coupée,

Tels les prisonniers,

Tels les chômeurs,

Nous cultivons l’espoir. »

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