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Le revenant

Éric Chauvier

« Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe, Ô Beauté ! Monstre énorme, effrayant, ingénu ! »

Avant de lire le revenant, il faut mieux être averti.

 

 

L’idée de départ est déjà très spéciale.

Baudelaire revient en 2018 à la recherche de la Beauté.

Le poète ne sait pas qui il est, même si par moments des poèmes lui reviennent en mémoire.

 

Mais comble de l’horreur, Baudelaire n’est pas revenu intact, il arpente Paris en zombie.

 

Un Paris tellement superficiel, tel qu’il est, que le zombie est implanté dans le décor tel un mendiant, un drogué ou autre encore.

Ce roman est un essai effroyable sur notre présent. Les pustules qui sortent du corps putréfié du poète ne sont que le reflet inhumain de notre société.

Le revenant tend à démontrer que nos atrocités actuelles, notre moralité, notre culture avaient été dénoncés par Baudelaire dans ses poèmes d’antan.

Un roman au style précieux et poétique qui n’apporte que du dégout.

 

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« Comme les anges à l’œil fauve

Je reviendrai dans ton alcôve

Et vers toi glisserai sans bruit

Avec les ombres de la nuit

Et je te donnerai, ma brune

Des baisers froids comme la lune

Et des caresses de serpent

Autour d’une fosse rampant

Quand viendra le matin livide

Tu trouveras ma place vide

Où jusqu’au soir il fera froid

Comme d’autres par la tendresse

Sur ta vie et sur ta jeunesse

Moi, je veux régner par l’effroi. »

Voir dans le catalogue de la BML

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