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AF

French Cowboy & The One

La généalogie de French Cowboy & the One est un poil tarabiscotée. On retiendra que ça se passe du côté de Nantes, et qu’il y a du Philippe Katerine dans le voisinage. Par contre, question musique, c'est simple : cet album au titre lapidaire et énigmatique, leur premier tout en français, est génial.

Ca pourrait être un album oublié de Bashung des années 80, qui aurait écouté cette anné-là du Joy Division ou Suicide. C’est flagrant sur Embrasse, et ses airs de « Gaby » tendu, façon indusbilly.

L’album visite rock, garage, disco, synthwave et rockab’.. Ingrédients fondus dans l’acide et bariolés par des guirlandes de synthé, des pulsations hoquetantes de boîte à rythme.
A la manœuvre, une batterie obsessionnelle, bien dégagée devant les oreilles et une voix qui vibre, nasille et résonne dans un tunnel métallique.

La litanie d’Avant, transe rageuse, concasse sans rire Plastic Bertrand dans Métal Urbain (ou Patrick Coutin dans The Ex). In Utero dégringole sur des boucles de basse à la Peter Hook. Qvvdm embarque pour une chevauchée fumeuse et planante façon Brian Jonestown Massacre. Furieux et sadique, Evel invente le space-garage interruptus , qui s’arrête toutes les 10 secondes.

Evel

Bref.. AF est une diabolique machine rétro-futuriste, pleine de sons, de rage contenue et de couleurs hypnotiques. De grandes oreilles, un psychédélisme transgenre, vapé ou énervé, et un je-ne-sais-quoi d’ironie katerinienne, pour un album ausi prospectif qu’addictif. Parce qu’au fait, AF, c’est pour « As fuck ». A fond, quoi.

 

Voir dans le catalogue de la BML

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