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Article par Département civilisation -

Le faisceau et le goupillon ou comment est né l’Etat du Vatican

Le plus petit Etat du monde, le Vatican, a soufflé cette année ses 90 bougies. Ce sont les pactes du Latran, signés à Rome après trois ans de négociations, le 11 février 1929, entre Mussolini et le cardinal Gasparri, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, qui mettent fin à la « question romaine » et créent une nouvelle entité politique : l’Etat de la Cité du Vatican. Il s’agit d’un compromis : le pape Pie XI renonce à ses prétentions sur les anciens Etats pontificaux, reconnaît la maison de Savoie comme famille régnante d’Italie et Rome comme sa capitale. En contrepartie, l’Italie admet la souveraineté du Saint-Siège sur la Cité du Vatican. Les pactes comportent trois conventions distinctes : un traité qui règle la question romaine, une convention financière qui dédommage le Saint-Siège pour les territoires confisqués et un concordat qui statue sur la position de l’Eglise en Italie - le catholicisme devient la religion officielle de l’Etat italien. L’Influx vous propose de faire la lumière sur le contexte politique et les perspectives historiques qui ont vu naître l’Etat du Vatican pour comprendre la portée des accords du Latran sur la société et sur la politique italiennes.

Article par Département Civilisation -

A la recherche du fascisme français…

Retour sur une controverse historiographique

La sortie de l’ouvrage "L'histoire refoulée : La Rocque, les Croix de feu et le fascisme français" dirigé par Zeev Sternhell, et la référence à la théorie du « grand remplacement » par l'un des responsables des attentats contre les mosquées de Christchurch, nous invite à nous repencher sur les débats autour de l’existence d’un fascisme français, de ses filiations et de son influence actuelle.

Article par mn -

Populisme et droite radicale en Europe

Les partis populistes et de droite radicale tentent de s’imposer ou s’imposent déjà dans certains pays d’Europe sur fond de crise des réfugiés et parfois de crise économique. Les pays scandinaves, les plus prospères du continent, sont eux aussi touchés. Si le discours anti-immigration a favorisé le vote pour le Brexit, la sortie de l’Europe et de l’euro-zone n’est pas à l’agenda de la plupart des partis populistes qui craignent d’y perdre un objet de critique majeur, et avec lui, leur légitimation, mais aussi éventuellement les aides européennes. Néanmoins, ils ne sont en général pas prêts à obéir à toutes les exigences budgétaires de Bruxelles, ni désormais à se conformer à l’État de droit tel que défini par le traité de Lisbonne.