Genre musical à découvrir

La gavotte

- temps de lecture approximatif de 4 minutes 4 min - Modifié le 01/09/2022 par Civodul

Danse populaire au départ - elle est encore vivace dans le répertoire breton de nos jours - la gavotte est devenue par le suite une composante de la suite baroque, puis une danse de salon et conserve encore sa place au répertoire classique orchestral.

Breton gavotte, french folk dance, brittany, france, historical illustration, wood engraving, about 1888, europe (photo by: bildagentur-online/uig via getty images)

Les origines

La gavotte appartient à l’origine au répertoire traditionnel. L’étymologie du terme est sujet à débat, il dériverait soit  de la région des Gaves (rivière du département des Landes), soit de « gavot » ou habitant de la région de Gap. Quoi qu’il en soit la forme est attestée dès le XIème siècle dans diverses régions de France.

La gavotte est de coupe binaire, deux ou quatre temps, avec reprises, comme le supposent généralement  les musiques de danse. Elle se caractérise par un rythme particulier : noire-2 croches, la mesure étant accentuée sur le premier temps. Le rythme est habituellement vif ou modéré.

Il semble que de nos jours les formes les plus populaires aient subsisté principalement en Bretagne.

“En Basse-Bretagne, on danse encore la gavotte. En breton, on l’appelle « red en dro ». Elle est en général dansée en rond, quoique certaines régions la dansent en chaîne. Le pas est en 8 temps avec déplacement vers la gauche. En général, on précise de quel terroir est la gavotte que l’on danse. Quand on parle de fisel, il s’agit de la gavotte du pays fisel en Cornouaille. Les gavottes des montagnes viennent de trois régions : Châteauneuf-du-Faou, Spézet Poullaouën et Calanhel ….” (extrait du site Accrofolk – Copyright Etienne Bours)

La forme de base semble simple mais quand on entre dans les subtilités, les choses se compliquent.

Comment pour beaucoup de formes, très caractérisées au départ, la multiplicité des variantes finit par engendrer une appellation un peu générique. Ainsi la fameuse gavotte de l’Aven, plébiscitée dans les bals folks de toutes régions. On sent que le tempo lent et les pas simplifiés sont conçues pour s’adapter à une danse conviviale de masse du genre “plus-on-est-de-fous …”

Plus chic

La gavotte gagne ses quartiers de noblesse en étant introduite à la Cour de Louis XIV .  Dans la suite baroque, exécutée au luth ou au clavecin et qui alterne mouvements lents et vif, elle s’insère entre la sarabande et la gigue. Son usage s’étend ensuite au XVIIème siècle à la musique de bal et de théâtre.


La gavotte baroque

  • Gavotte / Domenico Zipoli – A mi-chemin entre clavecin et piano
  • 2 gavottes extraites de la suite anglaise n° 3 en sol mineur / Johann Sebastian Bach. La deuxième gavotte (musette ou partie centrale) est en mode majeur. Certains l’aimeront plus vif mais l’interprète dans la version présentée ici fait le choix judicieux d’un tempo modéré qui sublime trilles et ornements.

Au delà du baroque

  • Gavotte extraite de la suite dans le style ancien d’Alexandre Tansman (1897-1986)
  • Papa gavotte / Chilly Gonzales. Où l’on retrouve la nonchalance lounge du salon

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