A redécouvrir

Le grand huit / Hubert Mounier (2001)

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - par Alfons Col

Si Le grand public connait bien Hubert Mounier (alias Cleet Boris), chanteur iconoclaste de l’Affaire Louis Trio, groupe qui connut un certain succès dans la deuxième moitié des années 1980 avec les tubes comme "Chic planète" et "Tout mais pas ça", il connait moins le chanteur intimiste qui entame une carrière solo en 2001.

Réalisé en collaboration avec Benjamin Biolay ce premier essai donne à écouter une chanson française de qualité pourvue d’arrangements audacieux, rarement rencontrés dans la chanson française d’alors. Après les déboires de la fin du groupe, c’est un peu une résurrection pour  le chanteur en proposant une œuvre plus mature où l’artiste se met à nu, avec beaucoup d’honnêteté. Même s’il affectionne une mélancolie sourde,  Hubert Mounier manifeste un certain espoir. En témoigne le titre éponyme qui dit adieu à ses démons.

On retrouve aussi le fin mélodiste qu’on avait découvert sur l’album Mobilis in Mobile de l’Affaire Louis Trio, avec des titres comme « Nelson » ou « La vue sur la mer ».

L’apport de Benjamin Biolay (pas encore reconnu à l’époque) reste une connivence et un respect mutuel qui se transformera en grande amitié voir en fraternité. Même après le succès de ce dernier, cette rencontre sera le ciment des quatre albums suivants d’Hubert Mounier.

Artiste attachant et plein de bienveillance, il laisse après sa disparition subite en mai 2016, un souvenir très profond au sein de la scène lyonnaise et au-delà de la chanson française. En 2019 une vingtaine d’artistes lyonnais lui rendent hommage en réinterprétant ses compositions sur l’album « Place Hubert Mounier ».

 

 

 

 

Voir dans le catalogue

 

Et aussi un hommage de Benjamin Biolay.

 

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