Histoire

1962… et soixante ans après

quelle mémoire pour la guerre d'Algérie ?

- temps de lecture approximatif de 16 minutes 16 min - Modifié le 09/08/2022 par Département Civilisation

1962, dont voici l’anniversaire des 60 ans, fut une année trouble et charnière pour la France et l’Algérie, chargée de douleurs et de pertes pour certain-es, de joies et d’espérances pour d’autres. En effet, elle marque la fin d’une guerre longue de sept ans, le début de l’exil pour beaucoup, mais aussi celui de l’indépendance pour l’Algérie après 132 années de colonisation.

Rue du 19 mars 1962 à Genevilliers
Rue du 19 mars 1962 à Genevilliers

Tant de sentiments contradictoires qui expliquent les incompréhensions et les tensions collectives et individuelles en jeu dans ce que beaucoup ont appelé la “guerre des mémoires” pour évoquer la guerre d’Algérie. Cette « guerre » est liée à l’histoire de la colonisation qui peine encore à trouver une place sereine et juste dans les débats publics et les manuels scolaires, et ses enjeux sont parfois plus politiques que réellement mémoriels. Mais revenons sur l’année 62 et attardons nous plutôt sur le partage des mémoires qui est à l’œuvre depuis quelques années et qui annonce un possible apaisement.

Une année, des dates…

La meilleure illustration sinon de cette guerre au moins de cette concurrence des mémoires est la question des dates de commémoration des évènements de la guerre d’Algérie, et particulièrement de ceux de l’année 1962.

Si l’on souhaite célébrer la fin officielle de la guerre, alors on se réfère bien sûr au 18 mars, date de signature des Accords d’Évian, qui donne lieu au cessez le feu le 19 mars. Ainsi, depuis 2012, la « Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc » est désormais célébrée le 19 mars en France.

Mais pour certains groupes, cette date n’est pas représentative du drame qu’ils ont vécu, puisque les violences ont continué après le 19 mars jusqu’à l’indépendance le 5 juillet où l’exil a commencé. Ainsi, d’autres dates prennent place, comme la journée d’hommage aux harkis le 25 septembre, ou Journée nationale d’hommage aux harkis et membres des formations supplétives, tandis que le 5 décembre est la Journée des anciens combattants et hommage aux morts de la guerre d’Algérie, date préférée par certaines associations d’anciens combattants.

Mémorial en hommage aux harkis au camp de Rivesaltes

Si Emmanuel Macron a fait un geste le mercredi 26 janvier 2022, aux rapatriés d’Algérie en qualifiant d’« impardonnable pour la République » la fusillade de la rue d’Isly, à Alger, en mars 1962, et en estimant que le « massacre du 5 juillet 1962 » à Oran devait être « reconnu », aucune date ne vient commémorer le rapatriement des français d’Algérie, ou pieds-noirs. En revanche, de nombreux mémoriaux existent dont celui de Marseille sur la Corniche réalisé par César.

Quant à l’indépendance de l’Algérie, elle n’est officialisée que le 5 juillet 1962 et c’est cette date que l’Algérie célèbre chaque année comme Fête de l’indépendance et de la jeunesse, avec la Fête de la révolution le 1er novembre, jour du déclenchement de la révolution contre l’occupation française. Une nouvelle journée vient d’être officialisée ce 15 juin 2022 : le 4 août, Journée nationale de l’armée nationale populaire (ANP).

Enfin, l’inauguration d’une stèle commémorative en mémoire des victimes du 17 octobre 1961 à Paris, a eu lieu cette année, mais certains proclament la nécessité d’aller plus loin dans la reconnaissance par l’État français de ces événements tragiques, en faisant du 17 octobre une journée nationale en hommage aux victimes de la répression.

La contestation de la date du 19 mars est beaucoup relayée et instrumentalisée par la droite et l’extrême droite, à l’image de Robert Ménard qui en 2014 a changé le nom de la rue du 19 mars 1962 à Béziers pour lui donner le nom d’un officier partisan de l’Algérie française.

Dans son rapport sur les mémoires de la guerre d’Algérie remis à Emmanuel Macron le 20 janvier 2021, Benjamin Stora grand spécialiste de l’histoire de la colonisation de l’Algérie, préconise de commémorer différentes dates symboliques.

A écouter : Guerre d’Algérie : l’épineuse question de la réconciliation des mémoires avec Benjamin Stora

Sources : Guerre d’Algérie : pourquoi la date de commémoration du 19 mars est contestée et Guerre d’Algérie : quelle célébration du 19 mars 1962 ?

Voir aussi :

Guerre d’Algérie : le trou noir de la mémoire / Sébastien Boussois

Algérie coloniale : traces, mémoires et transmissions / sous la direction de Giulia Fabbiano, Abderahmen Moumen

Vers la paix en Algérie : les négociations d’Evian dans les archives diplomatiques françaises : 15 janvier 1961-29 juin 1962

Guerre d’Algérie : l’impossible commémoration / Rémi Dalisson

Nostalgérie : l’interminable histoire de l’OAS / Alain Ruscio

Du témoignage au partage des mémoires

Au-delà de l’instrumentalisation politique qui entretient cette fameuse “guerre des mémoires” et instille hostilité et racisme dans la société, cette question des dates révèle un besoin d’être entendu pour les différents tenants de ces mémoires. Une des solutions reste la collecte, la diffusion et le partage des témoignages. Cette tâche est en grande partie l’œuvre des historiens, mais c’est aussi la société civile et les enseignants qui peuvent s’en faire le relais.

De nombreuses parutions de témoignages

Si les témoignages et écrits sont apparus dès la période de la guerre elle-même, on remarque aujourd’hui une libération de la parole et un ressort de démarches diverses pour compiler la mémoire. Ces démarches sont entre autres motivées par le fait que les témoins sont petit à petit en train de disparaître et qu’une sorte d’urgence à sauvegarder les souvenirs se fait ressentir. Elles le sont aussi par la chape de plomb qui a longtemps pesée sur les témoins, retenant leur parole ou n’en livrant que des bribes, muselés soit par la douleur, soit par la censure, parfois les deux. Sur le sujet du silence : Papa, qu’as-tu fait en Algérie ? : enquête sur un silence familial / Raphaëlle Branche

En effet, pour les appelés, le sujet est longtemps resté tabou car lié à celui de la torture pratiquée par l’armée française. Mais le silence s’est progressivement brisé au fil des parutions jusqu’à aujourd’hui, comme par exemple dans cette récente étude des écrits et de l’abondante correspondance d’un jeune appelé mort dans l’embuscade de Sakiet : Mourir à Sakiet : enquête sur un appelé dans la guerre d’Algérie / Véronique Gazeau, Tramor Quemeneur. Voir aussi sur les appelés : Journal de ma guerre d’Algérie : classe 55-2B (Constantinois 1956-1958) / Michel Leperre ; Algérie, la guerre des appelés. Episode 1 [D.V.D.] : le bourbier et Episode 2 [D.V.D.] : l’héritageLa guerre d’Algérie : les combattants français et leur mémoire / Jean-Charles Jauffret

Concernant les harkis, le travail de recueil de témoignages de Fatima Besnaci-Lancou est central avec notamment Harkis au camp de Rivesaltes : la relégation des familles, septembre 1962-décembre 1964 et Treize chibanis harkis : oeuvres de Serge VollinVoir aussi cette enquête, fondée sur des témoignages sur Le dernier tabou : les “harkis” restés en Algérie après l’indépendance : essai / Pierre Daum.

La parole des Pieds noirs a aussi été recueillie notamment dans Les Français d’Algérie de 1830 à aujourd’hui  : une page d’histoire déchirée / Jeannine Verdès-Leroux, ou dans ce documentaire Paroles de pieds-noirs [D.V.D.] : l’histoire déchirée des français d’Algérie / un film de Jean-Pierre Carlon.

Combattants du FLN

Du côté des algériens et du FLN, il ne semble pas exister en France d’ouvrage rassemblant des témoignages. En revanche, des films ou des livres évoquent des parcours individuels, comme celui de trois femmes dans Tes cheveux démêlés cachent une guerre de sept ans [D.V.D.] / Un film de Fatima Sissani ou encore celui de Bachir Hadjadj“Le plus difficile n’était pas la guerre mais la colonisation”, Bachir, ancien soldat indépendantiste algérien

Peu de témoignages aussi des juifs algériens, en tout cas concernant la guerre. Si de nombreuses parutions existent sur l’histoire des juifs d’Algérie peu se concentrent sur cette période. Le plus célèbre témoin est Benjamin Stora qui témoigna dans ces ouvrages plus personnels de son enfance en Algérie : Les clés retrouvées : une enfance juive à Constantine ou Les trois exils : Juifs d’Algérie. Voir aussi cette histoire singulière : Mon oncle d’Algérie / Nathalie Funès ou encore Les Juifs algériens dans la lutte anticoloniale  : trajectoires dissidentes (1934-1965) / Pierre-Jean Le Foll Luciani

Sujet encore moins connu, celui des français prisonniers du FLN, dont les témoignages sont recueillis dans ce film : Prisonniers français du FLN [D.V.D.] tiré du livre du même titre de Raphaëlle Branche. Enfin ici le témoignage d’une porteuse de valise à Lyon Un automne à la prison de Montluc / Suzanne Gerbe , là celui d’une jeune institutrice française ralliée à la cause algérienne : Des douars et des prisons : histoire d’un engagement pour l’indépendance de l’Algérie / Jacqueline Guerroudj, apportent encore d’autres aspects de cette histoire.

Il est bien sûr impossible de rendre compte de façon exhaustive de la richesse des travaux réalisés ces dernières années et qui continuent aujourd’hui. La  nouveauté et la volonté actuelles sont de croiser les témoignages pour rendre au récit de la guerre d’Algérie toutes ces facettes. L’ouvrage Algérie, 1954-1962 : lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre sorti en 2010 et le film Cette guerre et nous avaient ouvert la voix. Ainsi le livre récent En guerre(s) pour l’Algérie de Raphaëlle Branche et le film documentaire de Rafaël Lewandowski qui en est tiré (diffusé sur Arte), sont exemplaires. Ils donnent la parole à tous les acteurs et actrices de cette guerre. Appelés du contingent, engagés et militaires de carrière français, militants indépendantistes (du FLN et du MNA) en métropole et en Algérie, combattants de l’ALN, civils algériens, Français d’Algérie, intellectuels et étudiants, réfractaires, personnels de l’administration française en Algérie, membres de l’OAS, supplétifs de l’armée française, porteurs de valise, tous et toutes font le récit de l’expérience qu’ils ont vécue, bousculant nos idées reçues. Retrouver l’ensemble des témoignages ici : Qui sont les 66 témoins qui ont raconté leur guerre d’Algérie ?

A voir : La belle série documentaire en 3 épisodes d’Arte Générations Guerre d’Algérie, Le chemin vers une mémoire collective, a fait le choix de se faire rencontrer les témoignages et les générations ; Algérie, facettes d’une guerre [D.V.D.] : 1954-1962 / réal. de Bernard Andrieux

A lire : Récits d’Algérie, une guerre, des mémoiresAlgériens, français, ils racontent leur guerre d’Algérie

Des témoignages croisés auprès des lycéens

Comme l’évoque cet article de Télérama Au lycée, des témoignages croisés pour mieux enseigner la guerre d’Algérie, des initiatives portées par des associations apparaissent pour proposer des séances auprès des scolaires, où viennent des témoins de différents groupes mémoriels pour raconter leur histoire. L’historien Abderahmen Moumen a notamment été mandaté pour organiser un partenariat entre l’Éducation nationale et l’ONACVG (Office national des anciens combattants et victimes de guerre) pour organiser des témoignages à quatre voix, ou témoignages croisés. Voici un exemple dans l’Hérault. De même, l’association Coup de soleil qui travaille avec l’association 4ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre) fait la même démarche, comme il est décrit dans ce reportage cette fois à Givors : 60 ans des Accords d’Evian : ces témoins de la guerre d’Algérie vont de lycée en lycée pour “contribuer à ce que les souffrances s’atténuent”. L’ONACVG propose aussi aux enseignants une exposition « La guerre d’Algérie. Histoire commune, mémoires partagées ? ».

A écouter : un petit enregistrement sur Arte radio d’une Rencontre avec des témoins de la guerre d’Algérie

A voir : Ce film documentaire Retour en Algérie raconte l’expérience d’anciens appelés qui refusent de toucher leur retraite de combattant et la redistribue à des associations algériennes, mais surtout ils parlent et vont raconter leur histoire aux jeunes français dans les établissements scolaires.

Vers l’apaisement

Sortir de l’ornière que cette idée de “guerre de mémoires” à creuser, cela peut se faire aussi en quittant les chemins tout tracés, en écoutant la jeunesse héritière de cette histoire ou en passant par d’autres formes de médias et de récits.

Déplacer le regard

Pour la France, c’est accepter de reconnaître la violence du système colonial et ses conséquences pour les populations et pays colonisé-es, notamment en allant voir ce que les algériens ont vécu et ce qu’ils pensent de tout cela aujourd’hui. C’est faire ce que nombres d’historiens appelle de leurs vœux, une histoire à parts égales, où l’on écoute chaque parole. Les auteurs de ces deux volumes : La guerre d’Algérie vue par les Algériens. 1 : Le temps des armes : des origines à la bataille d’Alger et  2 : Le temps de la politique : de la bataille d’Alger à l’indépendance, ont mené cette démarche.

L’ouvrage sorti cette année Algérie 1962 : une histoire populaire de Malika Rahal relève aussi ce défi. Elle fait l’histoire de l’année 1962, du point de vue du peuple algérien, c’est à dire des vainqueurs et non plus des vaincus. Elle traite cette année non pas comme unique aboutissement de la guerre, ni comme début de la déception qui va suivre, mais comme un événement à part entière. Elle évoque bien sûr les violences, mais aussi la libération des camps de regroupement, le retour des exilés au Maroc et en Tunisie et le retour sur les terres et dans les maisons, la recherche des corps disparus, la projection dans l’avenir… Quant au film documentaire Un seul héros le peuple, il relate les manifestations de décembre 1960 en Algérie à partir du récit de ses acteurs et retourne avec eux sur les lieux.

Dans Les lieux de la mémoire de la guerre d’indépendance algérienne, Emmanuel Alcaraz, étudie « l’histoire vue de l’autre côté » et propose une histoire connectée (entre Franc et Algérie) des mémoires. On peut lire sur sa couverture :« L’histoire à parts égales » n’est-elle pas un devoir pour parvenir à une « juste mémoire » ?”

Pour l’Algérie, c’est accepter de parler du conflit interne et fratricide entre les mouvements indépendantistes. En effet, la mémoire de la guerre est aussi en partie instrumentalisée ou confisquée par le FLN au pouvoir, gardant le silence sur certains massacres, ou focalisant tous les hommages sur les martyrs officiels. Ainsi certains documents commencent à paraître sur ces épisodes encore douloureux en Algérie : La guerre des frères [D.V.D.] ou Algérie, une autre histoire de l’indépendance : trajectoires révolutionnaires des partisans de Messali Hadji.

Malika Rahal en se focalisant sur l’année 1962, joue avec la temporalité pour changer la perspective. C’est ce que fait aussi cet ouvrage Algérie : sortie(s) de guerre : 1962-1965, qui analyse avec détails ce qui s’est joué dans ces années de sortie de guerre, où l’on s’est empressé de vouloir oublier, avec les répercussions majeures dans les sociétés françaises et algériennes qui se font encore sentir.

Écouter la jeunesse

Le livre de Paul Max Morin Les jeunes et la guerre d’Algérie sorti au printemps 2022 donne la parole aux jeunes de 18 à 25 ans à propos de la guerre d’Algérie. Faisant le constat que 39% des jeunes français ont un lien familial avec cette histoire, l’auteur mène une enquête pour savoir ce qu’ils en savent, ce qui leur a été transmis par leurs familles, comment ils interprètent et vivent cet héritage intime et collectif. Il aide à saisir en quoi la mémoire ou le silence influent sur nos identités, quelles socialisations politiques naissent de ce contexte, et quelles tensions aussi. Finalement, au fil des mots de ces petits-enfants de pieds noirs, harkis, appelés, militants FLN ou OAS, c’est une histoire en voie de « normalisation » et d’apaisement qui apparait, à rebours de cette « guerre des mémoires » trop souvent instrumentalisée. C’est enfin une belle exploration de la part algérienne de la France qui est en œuvre.

De jeunes réalisateurs ou réalisatrices se sont emparés de cette question, mêlant leur histoire intime à la grande Histoire. Ainsi, Dorothée-Myriam Kellou part avec son père sur les traces de son village natal et du camp où il a été “regroupé” avec sa famille dans  À Mansourah, tu nous as séparés.  Ferhat Mouhali et Carole Filiu-Mouhali, l’une fille de pieds noirs, l’autre fils d’algériens, enquêtent en France comme en Algérie, auprès de leur famille puis à l’affut de ce qui ne leur a pas été dit dans leur film Ne nous racontez plus d’histoires !.

Par ailleurs, de juin à novembre 2021, un groupe de quinze jeunes a accepté de travailler pour l’Elysée sur la question des mémoires et a livré au président une série de propositions de la jeunesse que vous trouverez dans cet article La thérapie mémorielle des petits-enfants de la guerre d’Algérie.

Découvrir autrement

La guerre d’Algérie s’est invitée dans la culture populaire et donc a été abordée à travers d’autres genres ou médias que les études disons académiques. On la retrouve dans le cinéma notamment ou dans la musique. De la même façon, le monde de la bande dessinée s’est emparé depuis longtemps déjà du sujet et continue de le faire à travers de nombreuses publications récentes dont Appelés d’Algérie, Un général, des généraux, Histoire dessinée de la guerre d’Algérie ou encore Petits-fils d’Algérie, et cet ouvrage de synthèse sur le traitement de la guerre par la bande dessinée : Algérie 54-62 : la guerre fantôme dans la bande dessinée francophone.

Aujourd’hui avec le développement des podcasts, l’histoire de la Guerre d’Algérie s’ouvre encore à d’autres publics. ainsi nous pouvons citer les podcast Sauce algérienne, De guerre en fils d’Arte Radio, 52-62, mon enfance en Algérie, Au nom de Safia ou Fragments d’Algérie sur Slate Podcasts, Les mémoires vives de la guerre d’Algérie de la série documentaire LSD sur France Culture, ou encore La guerre d’Algérie racontée par les femmes.

Le théâtre aussi s’est emparé du sujet avec les spectacles Et le cœur fume encore de Margaux Eskenazi, Là-bas de l’autre côté de l’eau de Pierre-Olivier Scotto, chroniqué par France TV Info et Paris Match, ou encore Des territoires (…et tout sera pardonné ?), de et par Baptiste Aman.

Voir enfin cet émouvant film d’animation Souvenir Souvenir de Bastien Dubois sur le silence de son grand-père appelé .

Ainsi le souvenir de 1962, avec ses dates et mémoires plurielles, serait divers et partagé. Il ne serait plus source de conflits ou de racismes, mais au contraire un moyen de reconnaître la présence de chacun et chacune dans la société française d’aujourd’hui et de demain.

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