Dossier

Lyon, carrefour des peuples

- Modifié le 07/07/2016 par ameyer

Un dossier consacré à l'immigration à Lyon et en région lyonnaise.

Le Bidonville du Chaâba
Le Bidonville du Chaâba Fonds Marcelle Vallet, BML

Si les tout premiers occupants d’un territoire n’ont pas à se définir ou à se nommer autrement que par rapport au milieu naturel ou aux manifestations du surnaturel, le clan, le groupe, la bande sont la référence. En revanche dès que l’Autre (autre clan, groupe, bande, puis horde et peuple, envahisseurs ou transfuges) se manifeste, il importe de le nommer autant que de le localiser ou de le contenir : on lui emprunte ses propres dénominations, on le baptise de l’une de ses caractéristiques ou du simple terme correspondant à son état d’arrivant, tels ces Allobroges, « venus d’ailleurs ». Pour sa part, cet Autre, qui porte un nom, va progressivement se heurter à une société qui s’est constituée en état, en nation. Tous ceux qui ne relèvent pas de cette apparence seront d’abord désignés comme étrangers, et tout autant que par leur pays ou culture d’origine, par leur spécialisation professionnelle, leur quartier, leur surnom, leur particularité physique. Alternativement, ces non-moi, ou non-nous, effraient, permettent d’envisager l’échange, servent de repoussoir, de réserve de main-d’œuvre ou de force militaire. Mais également, ils participent, par réaction, à la construction de l’identité de l’accueillant.(1)
(1) Stéphane Bienvenue et Daniel Pelligra, Rhône-Alpes, terres de passage, de rencontre et de métissage , 2005, p.33.

Ce dossier est documenté des travaux des photographes dont les fonds sont conservés à la BML :

  • le fonds Marcelle Vallet, l’une des rares femmes reporters à Lyon dans les années 50
  • le fonds Georges Vermard, photojournaliste à Lyon entre 1960 et 1970 ; Georges Vermard a travaillé à l’Echo-Liberté, le Dauphiné Libéré, la Dernière heure lyonnaise et Le Progrès, collaboré à Life, La Pravda ou encore Paris-Match… 
  • le fonds Lyon Figaro, représenté par deux de ses photographes Quinones Marcos et Claude Essertel.

La page consacrée à Mémoires d’exils : photographies 1940-1970, présente les œuvres des quatre photographes exposés : Marcelle Vallet et Georges Vermard, Léon Leponce – dont le fonds est conservé aux Archives municipales de Saint-Etienne -, et celles d’Honoré Parise – Musée Dauphinois.

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