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Guerre et térébenthine

Stefan Hertmans

Urbain Martien, né en 1891, est le grand-père maternel de l'écrivain et essayiste belge Stefan Hertmans. A sa mort en 1981, il a laissé derrière lui deux cahiers bien remplis…

Urbain Martien grandit à Gand, dans une famille ou l’amour des parents et le respect mutuel palliaient la modestie des ressources. Son père gagnait sa vie en restaurant les peintures des églises et l’enfant l’accompagnait souvent dans ses déplacements. Sa mère a consenti par amour au déclassement social, étant elle-même d’ascendance bourgeoise.

Le contenu du premier cahier et les souvenirs que garde l’auteur de son aïeul discret nous décrivent une existence modeste : Urbain avait quitté l’école très tôt, perdu son père précocement, a travaillé dès 13 ans dans une fonderie puis chez un artisan et en 1914 est parti, à l’âge de 23 ans, pour la guerre.
Le deuxième carnet retrace l’expérience des mois passés au front, dans les tranchées, face à ce qu’il appelle “le jugement de Dieu, sans Dieu”. De retour à la maison et après avoir pris sa retraite, il a fait de la peinture sa principale activité, celle de “copiste virtuose”.

Le récit de Stefan Hertmans est l’éloge de cette vie minuscule, de l’existence ordinaire qui pourtant est loin de l’être et en même temps c’est un panorama puissant du siècle dernier.

 

Voir dans le catalogue de la BML

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