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L’établi

Robert Linhart

Usine Citroën, Choisy, septembre 1968.

Nous sommes au cœur de la chaine de montage des 2CV avec les ouvriers, les manœuvres, mais aussi au plus près des contremaitres et du système hiérarchique et des processus industriels de masse. Nous sommes également dans les Trente Glorieuses : la demande de main d’œuvre est énorme et Citroën embauche à tour de bras.

Robert Linhart nous raconte son immersion en tant qu’établi dans cet univers. L’établi désigne d’abord les quelques centaines de militants intellectuels qui, à partir de 1967, s’embauchaient, “ s’établissaient ” dans les usines ou les docks. Mais l’établi est aussi la table de travail de l’ouvrier.

Il décrit le travail à la chaîne et la pénibilité des tâches, les méthodes de surveillance et de répression dans un management que l’on peut qualifier de violent et raciste. Robert Linhart vit avec ses camarades le travail en usine, y découvre les conditions de travail mais aussi l’anéantissement de la volonté individuelle. Cela mène à une lutte des classes, une lutte sociale puis à la résistance et à la grève.

Citation :
« Essayez donc d’oublier la lutte des classes quand vous êtes à l’usine : le patron, lui, ne l’oublie pas. »

Pour aller plus loin :

Volontaires pour l’usine : vies d’établis, 1967-1977 / Virginie Linhart

Voir dans le catalogue de la BML

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