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D’ici-là, afin de préparer cette transformation, L’Influx ne sera plus enrichi de nouveaux articles. Seuls la rubrique des Lu, vu, entendu et L’instrumentarium continueront à être mis à jour. Bien sûr, l’ensemble de nos publications passées reste accessible pour que vous puissiez les redécouvrir à tout moment

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Les larmes d’Isabela

Gérard Coquet

« Le vent chaud pousse des journaux déchirés, comme si Madrid essayait de balayer les horreurs du jour. »

1946 : De Madrid aux quais de Lisbonne.

De Franco (El Caudillo) à Salazar.

Le commissaire Gutiérrez, vieux limier, se sent sur le fil du rasoir.

Il enquête sur un assassinat politique, un attentat sanglant.

Il a compris que durant une dictature on devient vite encombrant.

Santiago et Zabaleta, résistants, fuient : un sur les terres Pyrénéennes ; l’autre en Mer.

Doña Eva gère du Portugal, les affaires, les départs, les troubles, de son « cloître » obscur où les chemins deviennent traverses.

Des nazis fuient le continent, pour aller en Amérique du Sud.

Le Franquisme rend l’ambiance du roman rapidement intrigante.

Le pouvoir, la police, la résistance, la mafia, les réseaux se mêlent, se rencontrent, se dispersent.

Ils forment un mouvement perpétuel.

Ici, les lieux abordés par les personnages se « savourent » tant par la fuite, la traque, la résilience, la trahison, la vengeance, l’inconnu …

Puis apparait L’île d’Isabel abritant un pénitencier pour dissidents politiques et criminels de droit commun.

Ces prisonniers transportaient pieds nus, sous la canicule, sur des kms des roches du volcan pour construire un mur sans utilité.

« Ceux qui sont morts ici sont morts sans voix. Ce mur est leur voix. »

Galakiwi

Un acte de torture psychologique et physique symbole de leurs conditions de vermines.

Dans le roman aux multiples facettes, cette île tient une place pesante et emblématique de cette humanité barbare sans avenir.

Ortega, le dictateur du pénitencier, fait lui aussi parti des heures sombres de l’humanité.

« Fresque chorale et envoûtante, Les Larmes d’Isabela interroge la mémoire et l’oubli, la fatalité des serments et la violence des choix. »

 

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