De notre monde emporté
Christian Astolfi
lu, vu, entendu par FK - le 26/05/2026
« Me tenir aux mots comme à un fil dans l’obscurité. »
Dès les premiers chapitres de ce roman nous sommes entrainés dans une aventure sociale, historique, humaine.
Un rythme de machine qui s’emballe et de lutte face à l’impensable.
Les Chantiers navals de la Seyne-sur-Mer nous accueillent avec simplicité : bruits, chaleur, gestes, travail, graisse, hydrocarbures, soudures.
Un monde à part mais embryon de la ville tout autour.
Ici, les ouvriers sont solidaires, fraternels …
Mais, ils vont tous subir deux chocs successifs : la désindustrialisation et l’insalubrité.
De la gloire, à l’oubli, à la mort telle est leur vie.
Ce roman est la version de « Narval » de cette époque des années 70/80 où il découvre le monde ouvrier et par cela la vie de son père depuis toujours.
« Narval » comprendra vite que l’élection de François Mitterrand ne fut pas le chemin attendu.
« De notre monde emporté » est un témoignage d’un monde disparu qui prend aux tripes.
Récit d’un univers où l’auteur a été lui-même ouvrier pendant 20ans.
« des marionnettes enrôlées de force dans un théâtre d’ombres où ceux qui tirent les ficelles n’ont pas de visage«
Astolfi, Christian : Bachut.

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