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Le pays que j’aime

Caterina Bonvicini

Une tragi-comédie italienne

Valerio et Olivia passent ensemble une enfance de rêve à Bologne dans les années 80. Elle est la fille de la famille Morganti, riches promoteurs immobiliers et lui, le fils du jardinier. Une jeunesse bercée par les exactions des brigades rouges et de la loge P2. Adolescents et adultes, ils ne cesseront de se croiser, se perdre, se chercher, et se retrouver.

Le choix du titre pourrait de prime abord sembler un peu banal mais il faut le recontextualiser. Il est extrait d’un discours de Berlusconi, repris dans une des très bonnes scènes du livre dans laquelle Valerio et Olivia se disputent avec en fond sonore la voix d’il Cavaliere en message vidéo …

A travers cette histoire sentimentale, l’auteur donne à voir quarante ans de l’histoire italienne contemporaine, avec une corruption omniprésente. Les deux personnages principaux sont attachants et leur relation décrite avec tendresse et finesse, et la société italienne avec acuité.

Si ce roman vous plaît, n’hésitez pas à découvrir également les deux précédents ouvrages de Caterina Bonvicini, d’une tonalité plus grave -mais pleine d’espoir- et tout aussi remarquables : L’équilibre des requins (Gallimard), réussit le tour de force de présenter la dépression sous un jour poétique, surprenant voire parfois humoristique.

 

Le lent sourire (Gallimard) quant à lui, aborde le thème de la maladie sans aucun larmoiement. 

Voir dans le catalogue de la BML

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