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« La Littérature à l’estomac »

Julien Gracq

*

« La France, qui s’est si longtemps méfiée du billet de banque, est en littérature le pays d’élection des valeurs fiduciaires »

 

Petit livre à la lecture rapide et qui traite de la critique littéraire en France, ou plus précisément du monde littéraire français en devenir, « La littérature à l’estomac » est une diatribe tournée contre les mœurs littéraires de ce pays. Il critique, avant tout, la prétention littéraire de nos écrivains – du milieu parisien et de ses prix alambiqués – de moins en moins exigeante, et dont le souci de la carrière ressemblerait « à celle d’un fonctionnaire »*.

Les prix littéraires, le Goncourt en filigrane, sont devenus un rendez-vous annuel, mondain, éloquent d’une société du spectacle qui aurait tourné le dos à la Littérature.

Il analyse, avec la même conviction, l’attitude du public envers sa littérature, son comportement enflé, sa verve insatiable qu’il compare, « lors de ses conversations littéraires […] à des daltoniens qui font comme si »*. La littérature serait devenue un hobby* médiatisé et publicisé et non plus l’affaire de passion.

Paradoxalement, Julien Gracq obtiendra le  prix Goncourt en 1951,une année après la publication de ce brûlot polémique. Sa première réaction sera de le refuser immédiatement.

  • éléments tirés de l’essai « La Littérature à l’estomac » de Julien Gracq
Voir dans le catalogue de la BML

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