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Je, d’un accident ou d’amour

Loïc Demey

Au commencement était le Verbe (*)...

À mi-chemin de la nouvelle et de la poésie, mi- prose, mi- vers, ces seize courts chapitres relatent la rencontre fulgurante entre Adèle et Hadrien, des trentenaires parisiens, au jardin du Luxembourg.

C’est à l’écoute de “Prendre corps” de Ghérasim Luca, mis en musique et interprété par Arthur H que Loïc Demey entreprend ce livre. A l’instar du poète roumain, il omet les verbes -conjugués ou à l’infinitif- et les remplace par des noms, adjectifs ou adverbes. L’auteur s’approprie le procédé, le personnalise et le texte qui en découle est grandement réussi.
La langue a subi une explosion, à l’image de la déflagration amoureuse. Le lecteur devient alors actif ; il imagine, recompose. Désarçonnant au prime abord, on s’habitue ensuite à cette disparition des verbes, qui crée un rythme particulier, qui n’est ni poussif, ni lassant.
Une nouvelle poétique, fraîche, dont l’originalité est renforcée par une double chronologie inversée du récit.

(*) Évangile selon Saint-Jean

 

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