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Cake ! (suive de) Il aurait suffi que tu sois mon frère

Pauline Sales

L’univers des pièces de Pauline Sales, proche du cauchemar, glace le sang et fascine.

Cake !

Histoire d’un inceste où se mêle la violence d’un affrontement de classes sociales. Ce petit extrait terrible se passe de commentaires. Pauline Sales dit ce que personne n’oserait dire.

« Je suis dans la volonté du bien‚ du partage et de la communion.
Je communie et je baise ma fille parce qu’elle est trop aimable‚ parce qu’elle est le meilleur de moi-même‚ parce qu’il est juste que je goûte à mon propre chef-d’œuvre‚ parce que tout le monde veut avoir sa part de ce qui est beau et bon et frais‚ parce que je ne ternis qu’une coquille de noix dans sa pupille et qu’il suffit de faire briller le reste‚ de faire reluire l’ensemble. »

Les mots sont violents et incisifs. Les personnages ont quelque chose de monstrueux car ils avouent l’inavouable. Les obsessions des pièces de Pauline Sales tournent souvent autour du ventre et du sexe des femmes, en abordant des sujets comme l’inceste, le viol ou encore la mise au monde de monstres.

« J’ai envie de regarder là où ça fait mal, où ça n’est pas joli, là où on se ment. » P.S. (Source)

Il aurait suffit que tu sois mon frère

Une entrevue au parloir d’une prison entre une jeune fille de 14 ans, Aïcha, et celui qui lui a fait subir un viol au cours d’une tournante. Elle vient le voir et a 10 mn pour comprendre pourquoi il lui a fait cela. Les dialogues sont terribles.
« Ils parlent vite et bas, comme des mitraillettes avec un silencieux. Ils veulent être certains qu’on ne les entend pas, sûrs d’être les seuls à se comprendre. Ils sont toujours à l’affût comme des animaux. Aucune sentimentalité. » (Source : La Chartreuse)
Dans ses pièces les personnages ont une grande part d’animalité.

« Je veux que mes personnages aient une parole très brute, pas marquée socialement. J’ai envie d’une langue crue, d’une langue du corps. J’aime l’idée de travailler la langue comme un poème, qu’elle soit mâchée. J’aime les trous dans les dialogues. Un texte de théâtre est troué. Il faut laisser de l’espace entre les répliques. Le roman dit tout. Au théâtre, les trous permettent de raccourcir le chemin. » P.S. (Source)

L’auteur

Pauline Sales est née en 1969. Elle a été d’abord comédienne et est issue du TNS.

« Le monde des histoires me fascine. J’ai voulu très vite être comédienne car j’ai longtemps pensé que c’était la meilleure façon d’être dans les histoires. » P.S.

En 2000 elle publie sa première pièce La Bosse. Depuis octobre 2002, elle est auteure associée dramaturge à la Comédie de Valence.
Pour en savoir plus sur Pauline Sales : une biographie sur théâtre contemporain.net.

J’espère vous avoir donné envie de lire Pauline Sales. Bon moi je vous laisse , je file lire toutes ses autres pièces !

Voir dans le catalogue de la BML

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