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Belle autrement !

En finir avec la tyrannie de l'apparence

Sophie Cheval

Loin des diktats de la beauté prônés sur nos écrans et nos magazines, comment s’accepter ?

Psychologue clinicienne et psychothérapeute spécialisée dans les souffrances liées à l’apparence physique, Sophie Cheval, décortique les pressions esthétiques qui pèsent sur nous.

En effet, elle pense que « le souci de notre apparence physique n’est pas aussi frivole et futile qu’on pourrait le croire : loin d’être superficielle, cette préoccupation entraîne une souffrance psychologique qui dépasse la frustration de ne pas correspondre à certains critères esthétiques. Le fait d’être inquiet ou insatisfait de notre apparence physique affecte à la fois la représentation globale que nous avons de nous-mêmes, et la satisfaction que nous éprouvons vis-à-vis de notre vie : quand nous nous trouvons moches, ou que nous craignons de l’être, c’est notre personne et notre vie toutes entières qui le deviennent à nos yeux. »


 

Naissance de Vénus de Botticelli (1484) revue selon les critères de beauté actuels

Elle décrypte notre environnement anxiogène : « Aujourd’hui, nous sommes tous invités à être et à demeurer conformes aux critères physiques valorisés, érigés en normes esthétiques de référence. « Invités », d’ailleurs, est un faible mot : nous sommes persuadés, pressés, exhortés à suivre l’injonction esthétique ambiante. Ouvertement (« Buvez », « éliminez »…) ou à mots couverts (« Prends soin de toi »), nous recevons chaque jour de nombreux messages qui nous enjoignent à être minces, agréables à regarder, et à paraître jeunes. »


 

Portrait de Ballerina Carlotta Chabert en Venus de Francesco Hayez (1830) revue selon les critères de beauté actuels

Elle donne également des clés pour y résister, sans pour autant renoncer à une certaine quête de beauté : « Or, éprouver le plaisir de se faire belles, ce n’est pas chercher à se belles avec plaisir, mais par plaisir, c’est-à-dire par choix et non sous la contrainte. Le plaisir de nous faire beaux est vraiment là lorsqu’il ne masque pas une contrainte. « J’ai envie de me vernir les ongles », pour le plaisir intrinsèque de cette activité, est très différent de : « je dois avoir une manucure parfaite ». »

Tout l’ouvrage tend à nous faire retrouver la voie d’une beauté personnelle, choisie, qui serait source de plaisir et non plus de souffrance. A lire d’urgence !

Pour découvrir l’auteur et son oeuvre : une interview sur le blog du monde à propos, notamment, des couvertures sexistes du magazine Lui & la page dédiée à Sophie Cheval sur psychologie magazine.

Voir dans le catalogue de la BML

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