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De notre monde emporté

Christian Astolfi

« Me tenir aux mots comme à un fil dans l’obscurité. »

Dès les premiers chapitres de ce roman nous sommes entrainés dans une aventure sociale, historique, humaine.

Un rythme de machine qui s’emballe et de lutte face à l’impensable.

Les Chantiers navals de la Seyne-sur-Mer nous accueillent avec simplicité : bruits, chaleur, gestes, travail, graisse, hydrocarbures, soudures.

Un monde à part mais embryon de la ville tout autour.

Ici, les ouvriers sont solidaires, fraternels … 

Mais, ils vont tous subir deux chocs successifs : la désindustrialisation et l’insalubrité.

De la gloire, à l’oubli, à la mort telle est leur vie.

Ce roman est la version de « Narval » de cette époque des années 70/80 où il découvre le monde ouvrier et par cela la vie de son père depuis toujours.

« Narval » comprendra vite que l’élection de François Mitterrand ne fut pas le chemin attendu.

« De notre monde emporté » est un témoignage d’un monde disparu qui prend aux tripes.

Récit d’un univers où l’auteur a été lui-même ouvrier pendant 20ans.

« des marionnettes enrôlées de force dans un théâtre d’ombres où ceux qui tirent les ficelles n’ont pas de visage« 


Astolfi, Christian : Bachut.

Voir dans le catalogue de la BML

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