Désobéissance
Aurèle STROË
lu, vu, entendu par GLITCH - le 25/02/2026
L’oeuvre d’Aurèle Stroë est un secret bien gardé de la musique.. roumaine, indépendante, contemporaine. Trop peu d’opus édités pour se faire une idée d’ensemble, et une biographie de polymathe insaisissable et persécuté, qui donne envie d’en entendre plus.
Le Concerto pour violon fait appel à un petit ensemble peu ordinaire. Trombone, contrebasson, 4 altos, harpe.. et de nombreuses percussions. L’œuvre alterne mouvements vifs, volubiles (Paganiniana) et plages graves, aux valeurs longues et pensives (Ecoute fine).
Cette orchestration originale, très aérée, laisse entendre à plein les constructions virtuoses des Paganiniana et les effrangements délicats des mouvements lents. Mécanique ludique, perpetuum mobile et résonances infra-tonales sont conduits par une écriture ciselée. La pièce s’appuie sur des mélodies traditionnelles et rythmes de danses, qui donnent une figuration très incarnée aux combinaisons de structure et de timbre.
Ecrite pour violoncelle, piano et orgue, Fantasia quasi una sonata joue de la superposition d’échelles mélodiques. Un dialogue dépouillé, entre langages fondamentaux du monde de la musique (tonal, modal, microtonal, mélodique ou bruité..). Mais aussi entre registres d’expression (danse et chant, profane et sacré..). En bref, une miniature cosmopolite d’une densité rare, presque fugitive.
Voir dans le catalogue de la BML
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