Consommer local pour agir global

- temps de lecture approximatif de 16 minutes 16 min - Modifié le 04/07/2016 par FGrignoux

La consommation est aujourd'hui considérée comme un baromètre un peu particulier dans notre société , qui fait les délices mais aussi les tourments de l'homme occidental : quand elle se porte bien, elle est censée relancer l'économie française et améliorer le niveau de vie de chacun ; quand elle va mal, elle fait cauchemarder ministres et économistes et plonge le pays dans la récession.

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Les modes de consommation se sont énormément diversifiés ces dernières années, en lien avec l’évolution des nouvelles technologies mais aussi en réaction à des systèmes marchands peu satisfaisants individuellement. Fraises d’Afrique du Sud, agneau de Nouvelle-Zélande, chanterelles de Pologne… La globalisation des échanges s’impose dans nos assiettes, dans nos achats. Dans ce contexte de libéralisation des échanges et de dérèglementation publique, le consommateur a de moins en moins de visibilité et de garanties sur les origines et les conditions sociales de production des produits de consommation. Essayons de voir un peu plus clair dans l’évolution récente des circuits de distribution alimentaire.

Différents circuits commerciaux en concurrence

La notion de circuit court et de circuit long ne renvoie pas à la distance physique entre producteur et consommateurs, mais au nombre d’intermédiaires entre la production et la consommation.

Le circuit court, ancien et nouveau modèle de consommation


Rapprocher le producteur du consommateur suffit à définir le circuit court. L’enjeu du circuit court est caractérisé par la présence d’un intermédiaire au maximum entre le producteur et le consommateur. Ce modèle n’est pas nouveau : la vente des produits locaux constitue la règle dans de nombreux pays et a dominé en France jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La démarche du circuit court relève en effet de traditions souvent anciennes dont le sens ou les motivations ont varié au fil des époques : démarches coopérativistes originelles, quête d’alternatives « autogestionnaires » aux circuits de distribution « capitalistes » dans les années 70, sans oublier les initiatives de solidarité entre paysans et ouvriers dans les périodes de conflits sociaux . Les motivations des mouvements écolos des années 70 pour relancer les marchés de plein air et la vente directe fut finalement étouffé par une politique publique de valorisation de la production agricole de masse.
Aujourd’hui, si les marchés locaux existent toujours voire en plus grand nombre, les revendeurs proposant des marchandises issues de cultures lointaines ont souvent pris la place des producteurs locaux.

Les circuits courts alimentaires. Bien manger dans les territoires, de Gilles Maréchal, Educagri
Les aspirations à une alimentation durable et les défis planétaires (crise de l’énergie, émeutes de la faim) nous invitent à resituer la durabilité de l’agriculture dans l’ensemble du système alimentaire. De nouvelles formes de distribution, en plein essor, jouent sur la proximité entre producteurs et consommateurs. Ces circuits courts couvrent toute une gamme de pratiques, depuis les plus traditionnelles comme la vente à la ferme ou les marchés forains jusqu’aux plus nouvelles comme les AMAP ou la vente en ligne. Quelles sont les dynamiques qui les motivent et les soutiennent ? En quoi se ressemblent-elles, divergent-elles ou se complètent-elles ? Et que peut-on en attendre, pour le monde agricole et pour la société en général ?
L’objectif de cet ouvrage est de dresser un état des lieux du phénomène « circuits courts ». Dans la première partie, des acteurs de terrain font le point de leur expérience, tandis que dans la deuxième partie, des chercheurs ouvrent des pistes de réflexion pour en comprendre les ressorts.

un exemple dans la région de Montpellier : le réseau Equal CROC, qui vise à rapprocher consommateurs et producteurs.
Aujourd’hui, on constate un regain d’intérêt pour cette organisation qui présente plusieurs avantages, d’abord pour le producteur : il récupère ainsi une partie de la valeur ajoutée concédée aux industries de transformation et de distribution, et travaille en plus grande autonomie. Le consommateur, quant à lui, est en contact avec le producteur et peut bénéficier de produits de meilleur qualité, dont il connait l’origine et le mode de production. Mutuellement, producteur et consommateur répondent à une préoccupation écologique de diminution des dépenses énergétiques, et à un souci économique de maintien des emplois en milieu rural.


Les organisations de circuits courts recouvrent des formes très variées : marchés de plein air, AMAP, épiceries solidaires, vente directe…
A lire dans la revue Transrural : Longue vie aux circuits courts, un article montrant la variété des circuits courts de distribution.

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Pour être branché, il faut être abonné à son panier ! Les AMAP, c’est-à-dire association pour le maintien d’une agriculture paysanne, ont vu leur popularité grandir grâce aussi à une bonne médiatisation. Elles répondent à une démarche sérieuse et pérenne de re-localisation des échanges commerciaux.
Cette forme particulière de vente directe engage mutuellement un groupe de consommateurs et un producteur dans un cadre associatif. Les consommateurs paient la récolte à l’avance et partagent avec le producteur les risques liés aux aléas climatiques. Le producteur fournit régulièrement et en toute transparence des produits de qualité. Cette solution alternative à la consommation de masse reste cependant marginale malgré son succès (0,2% de la population).

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Les Amap : un nouveau pacte entre producteurs et consommateurs ?, de Claire Lamine, Ed. Yves Michel
Claire Lamine enquête sur le parcours de ces consommateurs encore hors-normes et les raisons de leurs choix. Ce système représente-t-il une réelle alternative au système alimentaire actuel ? Le défi est de taille !

Quel impact économique et environnemental ?

Peu d’études ont été réalisées sur le chiffre d’affaire représenté par les circuits courts dans l’économie française. Il est donc difficile de faire une analyse globale chiffrée de leur évolution et de leur impact réel. Des études ont pu montrer qu’en 2004, la vente directe de fruits et légumes correspondait à près de 5% en volume et 9% en valeur de la production française de fruits et légumes. En 2005, 9% des légumes biologiques en volume ont été achetés en direct au producteur.

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Une enquête du Centre technique interprofessionel des fruits et légumes en 2002, auprès de 2 000 individus, révèle que le marché est le lieu d’achat préféré des Français : « lieu quasi mythique, le plus en adéquation avec nos produits ». Si 23% des personnes interrogées achètent principalement leurs fruits et légumes sur le marché, près de 50% le préfèrent aux autres lieux d’achat.
Voir les résultats de l’enquête menée dans l’Hérault et publiés dans les Cahiers de l’Observatoire CROC, n°5 de janvier 2008

Bien que le bénéfice monétaire net pour le producteur ne soit pas toujours positif (le temps de travail nécessaire pour mettre en place un mode de distribution directe est très important), la demande pour des produits bruts et transformés dans ce cadre là est cependant supérieure à l’offre.
A lire : le dossier de Transrurales n° 33, mai 2007, en particulier l’article de Danièle Capt intitulé La vente directe, heures et valeur ajoutée, ainsi que l’article Rapprocher l’offre et la demande, la balle est dans le camp des producteurs.

Re-localiser l’économie

C’est en termes de réponse à des besoins sociaux et environnementaux que le développement des circuits courts atteint son objectif, à la fois pour le consommateur et le producteur.

Les circuits courts, qui favorisent une re-localisation de l’agriculture, peuvent être considérés comme une des modalités de réponse aux enjeux et défis énergétiques (avec par exemple la création de filières « bois-énergie » localisées).
Dans la majorité des cas, le rapport énergétique est favorable (même si dans certains cas -p.8- le résultat est étonnant ). La re-territorialisation de l’agriculture consiste à faire du territoire un lieu d’échanges pour colmater les dérives du système dominant en termes de sécurité, de biodiversité, de nuisances.

La re-localisation de l’économie procède de motivations différentes et se situe au croisement de considérations environnementales, socio-économiques (l’emploi) ou politique (alternative à la mondialisation). Les filières et circuits courts de distribution des produits agricoles, alimentaires et forestiers contribuent au maintien d’activités agricoles qui jouent un rôle important dans la gestion et le développement durable des territoires, notamment périrubains. L’objectif est d’abord posé en termes d’emploi local. Aussi l’action publique est sollicitée pour impulser et soutenir des filières locales de produits agricoles et alimentaires.

Le concept d’éco-région est une réponse à l’épuisement des ressources énergétiques et des milieux naturels, au réchauffement climatique et à la dépendance alimentaire. IL s’agit de produire de l’alimentation et de l’énergie au plus près du lieu de consommation. Cet objectif est en totale contradiction avec les politiques agricoles européenne et à de fait, du mal à voir le jour. Cependant, il fait de plus en plus d’émules parmi les élus car il est aussi source de création d’emplois .
Voir : Vers une démarche Ecorégionale… : « Le concept de l’écorégion » ou « Comment restaurer le système immunitaire des régions », Emmanuel BAILLY (notre-planete.info)

Le cas de la restauration collective approvisionnée en produits fermiers est une application concrète du modèle de circuit court. A l’heure du concept de ville durable, les élus se penche sur la question mais le cadre législatif des marchés publics reste encore trop contraignant pour permettre la généralisation de telles pratiques.

La relocalisation de l’économie est aussi un concept alternatif de l’économie éclairé par les sciences sociales. Au delà des biens et services échangés, ce sont aussi des idées et des valeurs. La réelle portée symbolique du développement des circuits courts passe par la recherche de formes renouvelées de sociabilité dont l’échange marchand n’est plus la seule manifestation de lien ville-campagne, de valorisation de la culture et des savoirs-faire, de respect de l’environnement.
C’est donc une économie au service des citoyens et non l’inverse qui se dessine à travers le modèle des circuits courts.

Les premiers pas de l’agriculture vers la relocalisation de l’économie, Transrural.

Le commerce équitable


Le commerce équitable a pour vocation d’établir des relations commerciales capables de satisfaire à la fois le producteur et le consommateur, fondées sur des normes sociales, environnementales et commerciales établies, très souvent dans le cadre d’échanges avec les pays les plus pauvres de la planète. En France, c’est l’association Artisans du monde qui a lancé le mouvement dès 1973. Le chiffre d’affaires du commerce équitable est en constante progression et ce mode de distribution s’est doté d’organisations internationales, de normes et de labels, dont le plus connu est probablement Max Havelaar. Véritable enjeu économique aujourd’hui, bien qu’il ne représente qu’un pourcentage extrêmement faible des échanges commerciaux mondiaux, le commerce équitable fait partie intégrante des objectifs des entreprises françaises.
Pour découvrir les rouages du commerce équitable, à l’aide d’exemples concrets :

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Le commerce équitable : quand des hommes défient le marché, de Eric Saint-Pierre, Aubanel
Très bien illustré, le livre d’Eric Saint-Pierre part de l’exemple d’une coopérative de producteurs de café au Mexique pour montrer comment s’organise la production et comment peuvent être mises en place des filières de distribution à travers le monde.
L’impact des réseaux de commerce équitable peut se mesurer en fonction du chiffre d’affaire, mais aussi et surtout en terme d’évolution sociale, économique et environnementale des pays producteurs. Ainsi de nombreuses coopératives ont réussi à limiter, voire arrêter leur consommation de pesticides. De même, les femmes sont souvent valorisées dans ce type d’organisation : les bénéfices, réutilisés pour des constructions d’école ou pour la formation des associés, permettent aux femmes de trouver leur place.
Le commerce équitable souffre principalement du prix plus élevé des ses produits, qui cantonnent les acheteurs aux catégories les plus aisées de la population, et ce même si l’enjeu de ce type d’achat réside aussi dans le soutien au développement de pays pauvres. Distribués souvent en grande surface, les produits labellisés commerce équitable sont cependant mal distribués, ce qui freine la consommation. En Europe, ce sont les Suisses qui consacre le plus d’argent aux achats dits équitables, la France arrivant loin derrière.

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Pour tout savoir du commerce équitable, voir le livre de Sylvain Allemand et Isabel Soubelet, Le commerce équitable, paru aux éditions du Cavalier bleu.

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A voir aussi, le documentaire de Philippe Baqué, Le beurre et l’argent du beurre, tourné au Burkina Faso auprès d’un groupement de producteurs de beurre de karité. Quels sont les bénéfices réels que retirent les femmes qui participent à la production du beurre ? Qui s’enrichit vraiment de ce type de commerce ? Philippe Baqué illustre, grâce à ce cas précis, les critiques le plus souvent portées contre le commerce équitable.

La grande distribution

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Le supermarché constitue l’un des symboles de la société de l’hyperconsommation, qui touche désormais tous les secteurs, et non plus seulement les biens de première nécessité. Ce mode de consommation repose sur la nouveauté constamment renouvelé et l’obsolescence rapide des produits. Le Credoc, Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, a publié de nombreuses études sur l’impact des super- et hypermarchés sur notre consommation quotidienne, mais aussi sur les comportements d’achats des consommateurs. Certaines études montrent bien que, même si le prix reste un élément déterminant, la plupart de consommateurs restent attachés à la diversité de leur lieux d’approvisionnement, liée à la diversité de leurs besoins. Entre 1976 et 1991, la part de marché des hyper- et des supermarchés a plus que doublé, au détriment du commerce traditionnel. La grande distribution alimentaire réalise aujourd’hui près de 54% des ventes au détail de produits alimentaires (contre 23% en 1976).
Faut-il avoir peur du hard-discount, enquête publiée en décembre 2005.

Coup de tonnerre dans la grande distribution, de Jean Baud, Bourin éditeur
Jean Baud est le fondateur de Franprix et de Leader Price. Son livre montre, au-delà de son parcours personnel « au nom du pouvoir d’achat des Français », quels sont les rouages de la grande distribution et comment un grand groupe a pu se développer.

La grande distribution française : bouc émissaire ou prédateur ?, de Yves et Christiane Tinard, Litec
Un point de vue juridique sur l’emprise de la grande distribution en France, sur l’évolution de la loi et sur l’action des pouvoirs publics.

Et le consommateur dans tout ça ?

La consommation engagée s’avère être une des tendances les plus nettes de ces dernières années. Les préoccupations éthiques, liées au développement durable en particulier, rend les consommateurs plus attentifs au produit qu’ils achètent.

100 petites expériences amusantes en psychologie du consommateur , Nicolas Gueguen, Dunod
Le sous-titre est explicite : « pour mieux comprendre comment on vous influence ». L’auteur met en évidence tout ce qui peut influencer nos actes d’achats : les prix psychologiques (9.99 euros), les images, les ambiances musicales, les odeurs , les couleurs etc.

Le blues du consommateurs : connaître et décoder les comportements de « l’homo-cliens », Georges Chetochine, Editions d’organisation
A ne lire en tant que consommateur, dans son intégralité que si l’on est très motivé. Quelques sous-chapitres de lecture facile : « le principe d’accoutumance » « l’économie d’attention » « La mystique client dans l’économie psychique ».

Alors que le débat sur le sujet a récemment repris une certaine vigueur, les délices de la consommation font couler beaucoup d’encre – au sens propre – depuis bien longtemps. De l’analyse sociologique à la contestation du « système », la consommation est la cible de nombreuses critiques à l’encontre de ses excès.

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Le bon consommateur et le mauvais citoyen, de Robert Rochefort, Odile Jacob
Robert Rochefort est directeur du Credoc. Dans son livre, il montre les dilemmes que crée notre mode de consommation, notamment en matière de tourisme et de transports. Peut-on être à la fois consommateur et citoyen, ou faut-il choisir son camp ?

Une forme de « consumérisme politique » s’exprime par le choix de producteurs et de produits sur la base d’une variété de considérations éthiques et politiques.

La consommation, Dominique Desjeux, PUF
L’auteur souligne l’émergence d’une nouvelle consommation politique qui ne conteste pas l’existence du capitalisme, des entreprises ou du marché, qui en critique le fonctionnement et pense qu’il est possible de transformer la société et de la rendre plus équitable en pesant sur la marché lui-même. Les mouvements de contestation ou de demande d’amélioration se développent en Europe et aux USA mais sont encore peu organisés (nébuleuse de thèmes d’action : mondialisation, environnement, développement durable, malbouffe, publicité …) mais tendent à diversifier leurs mode d’action (arrivée du « class-action » en Europe).

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No conso : manifeste pour la grève générale de la consommation, de Paul Ariès, Golias
Paul Ariès, militant de la décroissance, est professeur de sciences politiques à Lyon et collaborateur du journal La décroissance. Son livre conteste la « furie consommatrice » qui a saisi la société occidentale et tente de définir une véritable consommation éthique, loin des modes et des effets de publicité. Va-t-on vers un réveil des « consom-acteurs » ?

Consommer autrement est-il possible ?

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_Achetons responsable ! Mieux consommer dans le respect des hommes et de la nature, Elisabeth Laville et Marie Balmain, Seuil

D’autres conseils d’achat, et surtout des explications sur la fabrication des produits et leur conditionnement. Elisabeth Laville donne de nombreuses pistes pour consommer autrement dans tous les domaines de la consommation : alimentation, informatique, produits pour enfants, beauté… De nombreuses références à des sites internet et beaucup d’explications sur les marques que nous connaissons tous.

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Consommateurs, attention ! Savoir pour mieux acheter, de Florence Amalou, ed. Philippe Rey

Tout ce qu’il faut savoir sur les produits que l’on nous vend et sur le « message » qui les accompagne. Bio, light, équitable, OGM : les étiquettes en disent souvent moins qu’elles ne devraient. Florence Amalou, journaliste au Monde, donne des conseils simples pour éclairer le consommateur.

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La consommation assassine. Comment le mode de vie des uns ruine celui des autres, pistes pour une consommation responsable, ed. Mohamed Larbi Bouguerra, Editions Charles Leopold Mayer

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Des caddies et des hommes. Consommation citoyenne contre société de consommation, de Baptiste Mylondo, La Dispute.
La consommation citoyenne ne serait-elle qu’un concept ? Baptiste Mylondo montre que ce nouveau mode de consommation (cette nouvelle mode ?) essaie d’être une contestation de la consommation elle-même tout en se proposant d’en être une alternative.

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Guide du shopping solidaire. Lyon, Grenoble et la région, 200 adresses pour acheter utilement, Autrement
Mode, maison, restaurants, voyages : toutes les adresses lyonnaises et grenobloises du parfait alter-consommateur.

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Achetons équitable, Aurélie de Varax, Minerva
Préfacé par l’un des fondateurs du système Max Havelaar, ce livre est un guide des marques et des points de vente équitables, avec des exemples de produits et de prix.

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Un hors-série spécial de la revue Alternatives économiques a été consacré à la consommation citoyenne en novembre 2006.

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