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The wasp factory

Le compositeur Ben Frost est connu pour ses expérimentations musicales, sortes d'hybrides électro-acoustiques dans lesquelles il combine musique classique et heavy métal. Fasciné par le roman d'Iain Banks "the wasp factory" il en livre une adaptation originale sous la forme d'un opéra dont le présent album est la captation.

Le best-seller psycho-horrifique [traduit en français sous le titre « le seigneur des guêpes« ] est un conte  délirant mettant en scène un adolescent psychopathe et misogyne prénommé Frank qui élabore et exécute des rituels bizarres autant que violents sur une île écossaise isolée et désolée. Le gore et le sordide côtoient l’humour et la dérision dans un cocktail littéraire inédit qui répugne et/ou fascine.

Mais mettre en scène un opéra dont l’action se passe dans la tête d’un enfant meurtier n’est pas chose aisée. Le librettiste a choisi d’illustrer élucubrations et monologues intérieurs sous la forme de trois rôles de femmes. Ces dernières prêtent leurs voix, en solo ou en concert, aux fantasmes de Frank. Lieselot De Wilde, Jördis Richter, and Mariam Wallentin avec beaucoup de charisme et de musicalité recomposent l’identité atomisée de l’apprenti meurtrier. Non seulement elles expriment ses instances psychiques délabrées  mais à la manière d’un choeur de tragédie grecque on peut les voir comme les Furies, porteuses des châtiments divins … Le récit, quoique divisé en scènes, est un long récitatif – puisqu’on est à l’opéra – soutenu par un ostinato de cordes lancinantes et rehaussé  d’effets électroniques délicieusement dissonants.

Une  bizarrerie musicale,  glaçante mais intéressante.

Si l’on veut suivre les textes, on peut cliquer sur l’option lyrics de ce site.

Extrait – you don’t have to sleep :

 

 

Voir dans le catalogue de la BML

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