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Miss Islande

Auður Ava Ólafsdóttir

A 21 ans, Hekla prend sa machine à écrire sous le bras et quitte la ferme familiale pour s’installer à Reykjavík, où l’attend son destin d’écrivaine. Mais Hekla a la beauté parfaite des mannequins, et le monde l’imagine bien plus remporter le titre de Miss Islande que publier des romans.

Nous sommes en 1963 quand Hekla s’installe dans une chambre de bonne de la capitale islandaise et se met en quête d’un travail alimentaire. Dû à son physique avantageux, elle n’a aucun mal à se faire engager comme serveuse. Le reste de son temps, elle le consacre à l’écriture. Nommée d’après un volcan par un père passionné de phénomènes géologiques, elle bouillonne d’une force créatrice qui surgit hors d’elle par les mots, des mots qu’elle ne parvient à publier que sous un pseudonyme masculin. Mais rien, pas même l’insistance de l’agent du prestigieux concours de beauté national, ne peut entamer la détermination d’Hekla.

Miss Islande est un roman à l’image de son personnage principal : tout en douceur, en retenue, dans la finesse et l’exploration du détail, mais d’une force incroyable. L’histoire d’Hekla est racontée par petites touches, comme une peinture impressionniste. On ne découvre son intériorité qu’à travers ses gestes, ses actions et sa parole, toujours laconique, qui lui donne un relief très singulier : celui d’une personne qui ne cherche jamais à se justifier, mais qui suit sa voie, laissant ses actes parler pour elle. Et ainsi, en filigrane, c’est un roman féministe que nous livre ici Auður Ava Ólafsdóttir, à travers l’histoire d’une femme qui crée sa place dans un monde d’hommes, refusant celle de reine de beauté, trop étriquée pour elle.

Voir dans le catalogue de la BML

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