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Lady maid

Normal Brain

"Lady maid" c'est tout ce qu'on attend d'un disque japonais d'électro sorti en 1981 en 300 exemplaires. Et si vous vous dîtes "pas grand chose", eh bien la machine 'Speak & Spell' de Texas Instrument, voix synthétique de cet opus, me charge de vous informer que la réponse est incorrecte.

Derrière Normal Brain se cache Yukio Fujimoto, rejoint pour l’enregistrement par Shimura Satoshi et Ayumi Torii.

Son équipement est minimaliste :

Un synthétiseur (Korg MS20), un séquenceur (Korg SQ10), une boîte à rythme (Boss Dr. Rhythm DR-55), et le fameux ‘Speak & Spell’, jouet de Texas Instrument destiné à apprendre à prononcer et épeler les mots. Ici réglé sur la langue de Shakespeare et autre Kanye West.

Les premières pulsations et nappes synthétiques évoquent le « Radioactivity » de Kraftwerk, les lettres de M-U-S-I-C épelées au Speak & Spell font penser à « Numbers » du même groupe, mais aussi à beaucoup d’autres, de Dopplereffekt à Model 500. C’est en quelques sortes le chanteur officiel de l’électro, payé au lance-pierres, un peu enroué mais avec une tonalité futuriste qui fait mouche.

Les titres suivants sont plus heurtés, et on sent que le matériel passe une sale demi-heure, torturé et trituré par Yukio Fujimoto. Le résultat est lo-fi mais convaincant, dans une esthétique indus’ futuriste. La dernière plage « Fragment » nous fait surfer 20 minutes sur une vague Fukushimesque, dans une angoissante sérénité.

 

We Release Whatever The Fuck We Want (Records) a donc la bonne idée de rééditer cette rareté, jadis abritée par le label japonais Vanity (à qui l’on doit aussi Sympathy Nervous).

 

M-U-S-I-C

 

Frottage « one way »

Voir dans le catalogue de la BML

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