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Le labyrinthe du silence

Giulio Ricciarelli

Que justesse soit faite. En Allemagne, à la fin des années 50 un jeune procureur découvre l'ampleur et l'horreur des camps de concentrations pendant la période nazie. Face au mutisme ambiant, il décide de mener un travail de justice.

Premier long métrage d’un pourtant pas très jeune scénariste, le film rend hommage au travail de mémoire imposé par quelques hommes de loi dans les années 60 en Allemagne et qui menèrent au procès d’une centaine d’hommes ayant participé au camp d’Auschwitz. Le procédé est classique, qui nous fait découvrir l’horreur des camps au travers le regard d’un héros naïf face aux témoignages des rescapés, mais l’efficacité est présente. Le procureur se voit confronter au passé enfoui d’un pays, d’un peuple qui est le sien, et donc de la compromission éventuelle de ses proches. Œuvre forte et sensible, le réalisateur propose une mise en scène classique et s’arrête avant de sombrer dans le pathos, nous évitant la surenchère lacrymale. Mais le sujet reste captivant de bout en bout.

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