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Hikikomori, ces adolescents en retrait

Collectif

Le rapport au travail dans notre société de la performance, les dimensions d’autonomie de l’individu et de maîtrise de son fonctionnement émotionnel ont modifié notre idée même de santé mentale et entraînent, pour les jeunes en particulier, deux pathologies principales, deux sortes de ratage de la socialisation : le retrait social et l’hyperactivité (ou le débordement pulsionnel).

Les hikikomori, ces adolescents japonais qui se retirent du monde dans leur chambre, parfois pour plusieurs années, sont les archétypes de ces « retirants ». Cette claustration, qui se situe à la charnière du psychopathologique et du social, est relative toutefois, et se manifeste souvent par la fermeture de la porte réelle, mais l’ouverture des fenêtres virtuelles. Le phénomène, qui touche à près de 80 % des garçons, dépasse aujourd’hui le cadre strictement nippon. On a pu relever la prévalence de deux types de pathologies psychiatriques chez ces jeunes, les autistes légers de type Asperger et les personnalités narcissiques schizoïdes.

Les différentes contributions des auteurs dressent en filigrane un portrait des relations familiales de ces jeunes confrontés à cette double tension typique de l’adolescence : rester ou partir.

Voir dans le catalogue de la BML

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