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Blade Runner 2049

2049 : l’histoire haletante d’un Replicant, l’une de ces répliques humaines robotisées plus vraies que nature, qui découvre peu à peu l’essence de son existence – et de celle de ses semblables, sur fond d’univers futuriste à l’esthétique grandiose et à la nocuité vénéneuse.

Dans une mégapole glaciale et violente, colorée par d’immenses hologrammes publicitaires, évolue K : issu de la dernière génération d’androïde intelligent, c’est un Blade Runner, un chasseur de tête, dont l’objectif principal consiste à éliminer ses semblables non conformes aux standards de l’époque. Ceux-ci sont établis par la grande entreprise Wallace Corp, élaborant différents types d’Intelligence Artificielle.

Lors d’une mission, une découverte inattendue le plonge dans une enquête qui va bouleverser sa vie, et pourrait renverser toutes les certitudes humaines…

Blade Runner 2049, à l’instar de sa préquelle, pose la question de la limite ténue qui existerait entre les humain.e.s et les robots créés à leur image. Le film interroge une société brutale et désincarnée qui serait justement propre à l’humanité. Ces thèmes sont récurrents dans la science-fiction et particulièrement dans les œuvres d’anticipation, telles celles de Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? qui a largement inspiré le film.

Ce miroir entre humanité et technologie fascine. Le réalisateur Denis Villeneuve, dont l’esthétique particulière a déjà marqué quelques-uns de ses films les plus estimés de la critique comme du public, (Enemy, Sicario ou dernièrement Premier Contact), alterne un jeu d’ambiances chaude et froide parfaitement maîtrisé, opposant le monde lunaire, impitoyable et surpeuplé des robots et de ceux qui les créent, à celui rougeoyant, déserté, gigantesque, de ceux qui les fuient.

Le casting, où l’on retrouve le très populaire Ryan Gosling en héros taciturne, entouré des incontournables Harrison Ford et Robin Wright, sert intelligemment ce film davantage d’enquête que d’action. La musique lancinante, composée par Benjamin Wallfisch et Hans Zimmer, fait écho au premier opus, en accompagnant continûment les errances de K. Les décors et les effets spéciaux sont particulièrement réussis et immergent le spectateur dans cette dystopie inquiétante.

Si vous appréciez la maîtrise photographique de Denis Villeneuve, si vous avez aimé le Blade Runner de Ridley Scott, si vous êtes friand.e.s d’œuvres d’anticipation, ne passez pas à côté de ce film, qui a remporté l’oscar des meilleurs effets visuels et celui de la meilleure photographie lors de la 90e cérémonie des Oscars.

Voir dans le catalogue de la BML

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