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Amour, viens animer ma voix !

Hugo Oliveira - Ludovice Ensemble

L'aube du XVIIIème siècle en France voit l'émergence de nouveaux genres musicaux, dont l'un des plus représentatifs est la cantate profane. La basse portugaise Hugo Oliveira, à la tête du Ludovice Ensemble, nous en livre ici un florilège.

En ce début de siècle l’ambiance naguère festive et chatoyante qui régnait à la Cour de Versailles s’appesantit, on s’amuse moins sous la férule de l’austère Madame de Maintenon. Le centre des festivités se déplace de Versailles vers Paris et les goûts aussi évoluent. La pompeuse et superbe tragédie lyrique a pris un coup de vieux. Sous l’influence italienne le genre moins empesé de la cantate française s’impose. Ses effectifs plus réduits, sa simplicité et sa lisibilité charment largement. La recette est éprouvée : un canevas mythologique basique et des histoires d’amour, qui finissent mal, en général. La production est abondante et parfois de très haute tenue (Bernier, Campra, Cléambault …)

La jeune basse Oliveira prête sa voix mâle et virile à quelques protagonistes victimes de Cupidon. Les deux extraits proposés le révèlent en amant jaloux et courroucé. Si l’on souscrit au postulat – discutable – de la prononciation restituée [suivre avec le texte !], on ne peut que s’émerveiller de la qualité et du charme de cette anthologie raffinée. Les épisodes instrumentaux, légers et dansants, qui ponctuent les extraits de cantates sont également ravissants.

  • Sarabande en rondeau extrait du VIème concert / Louis Antoine Dornel :

 

  • Le jaloux, cantate / André Campra. Air : sommeil viens soulager les maux que je sens :
  • Le jaloux, cantate / André Campra. Récitatif : où suis-je, O réveil effroyable ! :

 

 

 

 

 

Voir dans le catalogue de la BML

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