Danse et marionnette

Entretien avec Hervé Diasnas, chorégraphe du silence

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - Modifié le 07/09/2016 par Hélèna D.

Le spectacle "Le reflet du silence", mis en scène par Hervé Diasnas, sera à l’affiche du TNG du 16 au 18 octobre 2009. Pour en savoir un peu plus sur ce spectacle et ce chorégraphe, danseur et musicien, nous lui avons posé quelques questions.

Hervé Diasna
Hervé Diasna

 

Créée par Hervé Diasnas qui dirige l’Association Ça, cette pièce chorégraphique met en scène un danseur et une marionnette. Celle-ci semble prendre vie et on se demande qui manipule qui… entre l’homme et son double miniature.

Pourquoi avoir intitulé votre spectacle « Le reflet du silence » ?

Un reflet est impalpable et le silence est intangible. La marionnette est en bois et nous sommes de chair, animé par la part de nous même la plus immatérielle. L’incarnation, mis à part sa connotation religieuse, reste une énigme pour l’humain. Une marionnette figure cet événement devant nous. Le morceau de bois devient un être. Le danseur de son côté renouvelle sa tentative d’humanité et s’émancipe de sa partenaire au cours de joutes chorégraphiques parfois cocasses. »Le reflet du silence » est une pièce puissante et légère à la fois.

Comment le spectacle a-t-il évolué entre 1985 et 2009 ?

« Le reflet du silence » est une pièce caméléon. 5 marionnettistes en 25 ans d’existence, une marionnette « posturale », puis à fils, la 2ème et actuelle marionnette à tiges, sont autant d’élans et de visions dont s’est nourri le spectacle. La pièce comptabilise environ une trentaine de versions. Des scènes ont disparu, de nouvelles sont apparues, des musiques ont changé. Avec « Le reflet du silence », nous avons cette fois une scénographie nouvelle, des costumes superbes réalisés par Marianne Mangone, et j’ai composé une nouvelle musique. C’est aussi une raison pour laquelle j’ai intitulé la pièce ainsi. « Le reflet du silence » est très différent dans son aspect que « Le premier silence », l’ancienne version, mais c’est la même pièce, comme une sœur. C’est un duo. Les deux protagonistes sont d’égale force de proposition.

En quoi le théâtre et la marionnette enrichissent votre travail artistique ?

En ce qu’ils sont différents de la danse dans leurs élans et leurs processus de travail. C’est un avantage certain pour la création. Le théâtre et la marionnette m’apportent leurs univers que je reconnais dans ma propre démarche artistique depuis toujours. Nous avons en commun la représentation scénique comme avec les artistes de cirque avec lesquels je travaille souvent.

Quel est votre chorégraphe préféré ?

La liste risque de vous paraître interminable…

Quel est le dernier spectacle que vous êtes allés voir ?

Difficile de vous en parler, c’était pas bien et cela a dû coûter très cher…

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