Art et sida

Niki de Saint Phalle, tueuse symbolique…

 le sida est là …préservons nous !

- temps de lecture approximatif de 1 minutes 1 min - par Dalli

Niki de Saint Phalle tue artistiquement toutes les formes de violence. «J’ai eu la chance de rencontrer l’art parce que j’avais, sur le plan psychologique, tout ce qu’il faut pour devenir une terroriste. Au lieu de cela j’ai utilisé le fusil pour une bonne cause, celle de l’art»

©Niki-de-Saint-Phalle, collection de la bibliothèque municipale de Lyon.
©Niki-de-Saint-Phalle, collection de la bibliothèque municipale de Lyon.

L’artiste noue alors des combats symboliques (les tirs de Niki ) et engage son art dans des causes collectives, des combats sociétaux et politiques.

Nicky de Saint Phalle a toujours prêté, tenu main forte, main vive, pratiqué un art militant, « l’art coup de poing et féministe » comme  titraient  les Inrocks à propos de la rétrospective éponyme du Grand Palais en 2015.

Cela ne s’est pas démenti avec l’apparition du Sida. Dès 1983, alors que la maladie est inconnue du grand public, avec Dear Clarice, une lettre lithographiée adressée à une amie, elle dénonce le déni et le mensonge qui l’entourent. Dès lors ses actions artistiques se démultiplient et se diversifient : estampes, livre dessiné, film d’animation, sculptures phalliques colorées…pour communiquer sur le sida au regard des avancées scientifiques, toujours dans un souci de vérité.

Son œuvre  le sida est là …préservons nous ! s’inscrit dans cette mouvance artiviste où en guerrière radicale,  l’artiste enjoint à la vigilance pour soi comme pour l’autre en tuant le tabou.

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