L’écoquartier, nouvelle cité idéale ?

- temps de lecture approximatif de 14 minutes 14 min - Modifié le 04/07/2016 par Bibliothèque municipale de Lyon

Développement durable, ville durable, écoquartier... ces notions évoquent bien sûr tout de suite des valeurs de protection de l'environnement, mais pas seulement : il y a, sous-jacents, les restes bien présents d'une ancienne vision idéalisée de « l'habiter ensemble ». C'est la volonté d'un retour à une ville humaniste, valeur première du courant utopiste, sans doute associée à des relents de pensées hygiénistes, qui au XIXème siècle défendait une ville naturaliste et saine.

La Zac-de-Bonne à Grenoble / Lauréate 2009 du concours « ÉcoQuartier »
La Zac-de-Bonne à Grenoble / Lauréate 2009 du concours « ÉcoQuartier »

Une ville plus humaine, plus proche de la nature… : l’écoquartier va-t-il répondre à l’attente des rêveurs de cités idéales, qui pensent que le cadre urbain a le pouvoir de changer l’homme ? Associant habitants, élus, constructeurs afin d’aménager un coin de ville idéal socialement, économiquement, culturellement… l’écoquartier n’a-t-il pas vocation à réaliser cette « idée de la ville » rêvée par les utopistes ?

Deux idées de lecture sur la cité idéale : Cités idéales et La Cité idéale en Occident.

Sommaire

1. Quel contexte pour les écoquartiers ?

2. Quelle volonté politique en France ?

3. Mais qu’est-ce qu’un écoquartier ?

4. Et comment se fabrique-t-il ?

5. Quelques exemples de réalisations en France et en Europe

1. Quel contexte pour les écoquartiers ?

Les problèmes écologiques qui se posent à notre planète deviennent cruciaux : le changement climatique et ses conséquences désastreuses, l’épuisement des ressources énergétiques naturelles par les pays riches et maintenant les pays émergents, la pauvreté et l’exclusion sociale grandissante, la biodiversité et les ressources naturelles menacées… S’impose alors la nécessité de réfléchir à des stratégies de protection de l’environnement et de meilleure gestion des ressources et des espaces que nous occupons.
La population mondiale explose et s’urbanise : d’ici 2025, les trois quarts de la population vivront dans les villes. La ville devient ainsi le lieu privilégié de consommation d’énergie, de pollution mais aussi d’inégalités et de fracture sociale.
Il s’avère donc indispensable de repenser la ville et d’intégrer tous les enjeux du développement durable dans les projets urbains.

2. Quelle volonté politique en France ?

Dans la continuité des engagements du Grenelle de l’environnement, le programme « Villes durables, lancé en 2008 par le Ministère de l’Ecologie, vise à favoriser l’émergence d’une nouvelle façon de concevoir, construire, faire évoluer et gérer le milieu urbain. Il inclut un concours : « Ecoquartiers », à destination des collectivités locales afin de valoriser les projets de qualité et de permettre la diffusion de bonnes pratiques. Les distinctions décernées dans le cadre de ce concours ont vocation à faire connaître et valoriser les projets les plus performants dans un des domaines que sont la gestion de l’eau, des déchets, de la biodiversité, la mobilité, la sobriété énergétique et les énergies renouvelables, la densité et les formes urbaines, l’éco-construction. Un grand prix national est attribué au projet d’éco-quartier répondant le mieux à ces sept enjeux. Le prix 2009 a été décerné à la Zac de Bonne, à Grenoble. Voici le palmarès de ce prix, paru en novembre 2009.

Les projets des lauréats sont présentés dans le No 1307 de décembre 2009 – janvier 2010 de la revue Architecture intérieure, CREE

Au-delà du niveau « quartier », l’Agenda 21 local est, lui, considéré comme l’outil du développement territorial durable : voir cette page de Suden.org sur « Développement urbain et aménagement durables ».

3. Mais qu’est-ce qu’un écoquartier ?

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« L’écoquartier se situe exactement au point de rencontre entre l’art de construire des bâtiments durables et l’art de gérer une ville durable, deux domaines d’action dans lesquels des acteurs différents progressaient indépendamment les uns des autres. En France, la confluence n’a commencé à avoir lieu qu’aux alentours de 2004. »
Extrait de : Les écoquartiers / Pierre Lefèvre, Michel Sabard, Apogée 2009

Aujourd’hui les termes d’écoquartier et de quartier durable sont utilisés sans distinction. Aucune définition officielle n’existe à ce jour pour les différencier.
Nous choisirons donc pour plus de clarté d’employer dans ce dossier uniformément le terme d’écoquartier.

Avant d’essayer de cerner cette notion d’écoquartier, en voici un rapide historique, dressé dans un article de la revue Diagonal No 178 de novembre 2008 : Eco-quartiers : un concept qui prend formes :
L’édification d’écoquartiers s’inscrit dans le cadre plus large d’une volonté de concevoir des villes durables. La problématique de la ville durable est née de l’ « après Rio » (juin 1992), elle en est la traduction à l’échelle locale. La Déclaration de Rio insistait sur le rôle des autorités locales pour la mise en œuvre de modes opératoires de développement durable. Certaines villes européennes s’interrogeaient sur la manière de traduire ces objectifs dans leurs politiques locales et ont investi la Première conférence européenne des villes durables (Danemark, 1994). Les conclusions des travaux furent matérialisées dans la Charte dite d’Aalborg, selon laquelle chaque ville doit trouver son propre chemin pour parvenir à la durabilité. Conjointement se mit en place la Campagne des villes durables européennes fédérant divers réseaux de collectivités territoriales.

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Afin d’élaborer une définition de l’écoquartier, l’article de Techni.cités No 171 du 8 juin 2009 propose de s’appuyer sur les 3 piliers du développement durable, car raisonner en termes de développement durable signifie travailler à l’intersection entre trois domaines : le social, l’économie et l’environnement, et les traiter conjointement. Un écoquartier s’inscrit dans un environnement et doit, selon le principe de participation citoyenne inclus dans le développement durable, impliquer tous les acteurs concernés dès sa conception et tout au long de sa réalisation. De plus, la mixité fonctionnelle (logements, commerces, bureaux, équipements) doit être au cœur de sa conception.

  • Du point de vue social, l’écoquartier favorise la mixité socio-économique et générationnelle : il prévoit des logements adaptés à tous ;
  • l’aspect économique inclut la réflexion sur les filières locales (et les emplois qu’elles représentent) qui doivent être privilégiées dans la réalisation de l’écoquartier. Mobiliser les compétences et les savoir-faire locaux est une priorité du développement durable ;
  • Le volet environnemental des écoquartiers peut se résumer à deux grands objectifs : la préservation des ressources et du sol, et la limitation des impacts sur le milieu (gaz à effet de serre, pollutions).

Seront donc mises en œuvre prioritairement les solutions pour favoriser :

  • la sobriété énergétique (habitat passif, voire à énergie positive)
  • la gestion de l’eau (récupération des eaux pluviales, phyto-épuration, équipements économies en eau potable)
  • la gestion des déchets (tri, recyclage)
  • les modes de transport doux et la limitation des déplacements,
  • la préservation de la biodiversité (forte végétalisation des espaces et des bâtiments, préservation des espèces locales)
  • l’éco-construction
  • la densité (lutte contre l’étalement urbain).

Les Ecoquartiers, Pierre LEFEVRE, Michel SABARD, Apogée : les auteurs résument ainsi les principes généraux d’un écoquartier :

  • l’implantation de l’écoquartier : principe de « croissance urbaine interne », qui consiste à construire la ville sur la ville
  • l’offre en transports alternatifs
  • repenser la densité : l’habitat diffus est l’ennemi No 1 du développement urbain durable. + mixité
  • l’écoconstruction : HQE du bâtiment
  • la re-naturalisation du milieu urbain (espaces verts, gestion des eaux pluviales et des nappes phréatiques)
  • l’essor de la démocratie participative : la consultation des habitants devrait faire partie intrinsèque de la nouvelle gouvernance. Les processus participatifs peuvent être variés.
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Dans L’urbanisme durable : concevoir un écoquartier , Catherine CHARLOT-VALDIEU et Philippe OUTREQUIN, Le Moniteur, les auteurs préfèrent, eux, parler de « projets de quartiers durables », qui se distinguent selon eux par la prise en compte des éléments déterminants suivants :

  • l’environnement local et la qualité de vie
  • l’environnement global (lutte contre l’effet de serre, gestion durable des matériaux)
  • l’intégration du quartier dans la ville avec la densité, la mixité, les déplacements, etc.
  • la participation
  • l’économie du projet avec les emplois, les activités, l’insertion…

Ces projets de quartiers durables peuvent donc concerner aussi bien des projets d’aménagement que des projets de renouvellement urbain.

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4. Et comment se fabrique-t-il ?

Ce même ouvrage propose une méthode de travail pour intégrer des démarches de développement durable dans les projets d’urbanisme. La démarche choisie doit être intégrée et globale et doit être définie à partir de ses finalités (les fins) et des critères qui précisent la méthode (les moyens d’action).

* Sept finalités (ou objectifs stratégiques) pour créer des projets d’urbanisme durable :

  • la lutte contre le changement climatique
  • la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité
  • l’amélioration de la qualité de l’environnement local : pollution des sols, de l’air, de l’eau, gestion des déchets…
  • l’équité sociale : accès de tous à l’emploi, au logement, aux services et équipements collectifs
  • la mixité et la diversité des territoires et des populations
  • la solidarité entre les territoires et entre les populations
  • l’attractivité économique du territoire : développement des modes de production et de consommation durables.

Chacune de ces finalités peut ensuite être décomposée en cible puis en points à traiter.
Par exemple, la finalité « lutter contre le changement climatique se décompose en deux cibles : réduire les émissions de gaz à effet de serre et économiser l’énergie.

* Les moyens à mettre en œuvre doivent permettre une démarche solidaire et équitable, transversale, participative et adaptative. Les auteurs distinguent :

  • l’analyse du territoire, en tenant compte des zones avoisinantes,
  • le diagnostic partagé de développement durable du territoire, qui permet de prendre en compte l’ensemble des questions posées par les acteurs du territoire,
  • les échelles de participation,
  • les règles de partenariat à établir entre les acteurs (partenaires privés et publics, institutions, entreprises, bénévoles…),
  • les critères de hiérarchisation des projets et des cibles,
  • l’apprentissage de nouvelles formes d’organisation et de décision publique, qui passe par une formation des différents acteurs,
  • le suivi et l’évaluation des actions et des projets (retour d’expérience),
  • l’utilisation des outils juridiques et réglementaires,
  • la recherche d’outils financiers,
  • la communication,
  • l’assistance à maîtrise d’ouvrage ou à maîtrise d’œuvre en développement durable.
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Taoufik SOUAMI, dans Ecoquartiers : secrets de fabrication : analyse critique d’exemples européens, Les Carnets de l’info, propose de tirer les enseignements pratiques des exemples réalisés en Europe, et d’identifier le processus de fabrication d’un écoquartier.

Tout d’abord, l’initiation du projet, pour lequel il est nécessaire de balayer certaines idées reçues :

  • Il n’existe pas de terreau contextuel plus propice qu’un autre pour initier un quartier durable. L’existence de conditions économiques et sociales favorables (richesses et disponibilités intellectuelles) n’est pas un préalable incontournable. A l’inverse, l’écoquartier lui-même serait un levier possible dans la modification de la donne socioéconomique que l’on pense souvent comme un préalable à l’initiation de ce type de projet. Il s’agit, plutôt que de déterminer les conditions économiques préalables à l’initiation d’un écoquartier, d’envisager ce dernier comme un moyen pour construire de nouveaux contextes socioéconomiques.
  • Contrairement à l’idée reçue, les quartiers durables ne sont pas la mise en œuvre opérationnelle de politiques de développement durable antérieures, réalisations apportant la preuve de leur efficacité. Ils contribuent au contraire à initier et construire des politiques locales de développement durable. En fait, les écoquartiers apparaissent plutôt comme des actes de rupture avec des politiques environnementales ou de développement durable antérieures.
  • Il n’est pas indispensable que les habitants aient une position centrale dans l’initiation puis dans leur gestion des écoquartiers.
  • Un évènement politique ou culturel peut être utilisé comme accélérateur de prises de décisions dans l’initiation des quartiers durables (l’exposition universelle de 2000 à Hanovre pour le quartier de Kronsberg, les Jeux olympiques à Turin en 2006).
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Puis viennent les choix stratégiques pour concevoir un écoquartier :

  • Définir un territoire : ce territoire doit-il être une entité « autonomisée » et répondre à lui seul à tous les usages ? Doit-il et peut-il être indépendant de manière énergétique, et ainsi produire ce qu’il consomme ?
  • Faire des choix techniques (panneaux solaires, récupération d’eau, aménagements favorisant une mobilité douce…) : il semble que l’on soit actuellement au stade de renouvellement des modalités de sélection, de composition, de positionnement et de gestion de ces solutions techniques.
  • Sélectionner partenaires et méthodes d’expertise : favoriser la coordination entre concepteurs et experts et s’assurer de méthodes de validation des expertises.
  • Appréhender, dès l’amont du processus de fabrication des écoquartiers, les exploitations possibles au niveau de la ville et de la région : performances environnementales, expériences politiques et socioéconomiques doivent s’envisager en lien avec les autres échelles du territoire.

Le suivi du projet dépend ensuite de l’organisation des différentes maîtrises d’ouvrage, une opération d’écoquartier supposant la mobilisation d’acteurs et de décideurs divers : les collectivités locales et leurs services techniques, des organismes publics locaux ou nationaux, des aménageurs et des développeurs, des promoteurs privés et des bailleurs sociaux, des banquiers et des financiers (les modes de financement s’avérant de toute façon hétéroclites), des entreprises du BTP et des sociétés de services urbains.

Reste enfin à réaliser le projet sans le trahir (tout synchroniser en tenant les délais, assurer la qualité environnementale à long terme en formalisant des outils de contrôle).

Ne sont pour l’instant pas résolus les problèmes d’évaluation et de certification de la qualité des réalisations architecturales et urbaines, une certification unique n’existant pas à l’heure actuelle.

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5. Quelques exemples de réalisations en France et en Europe

Ce modèle d’écoquartier se fabrique à l’échelle européenne.

Les écoquartiers se sont surtout développés en premier lieu dans les pays du nord de l’Europe.

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Dans le Vorarlberg, petit Land de l’Autriche, l’aventure d’un développement écoresponsable à l’échelle d’un territoire a débuté dès les années 60. L’ouvrage L’architecture écologique du Vorarlberg, le Moniteur, retrace cette expérience.
L’art de bâtir du Vorarlberg se base non seulement sur une architecture écologique, mais prend en compte tous les thèmes du développement durable : écologie, économie, culture et société.

« Sa culture du bâti profite à toute la région et participe à son essor économique.
Afin de mettre en valeur les ressources régionales et de soutenir l’emploi et l’économie, l’utilisation du bois local dans la construction est une évidence, tout comme la présence dans les communes d’une chaufferie centrale à la biomasse alimentant un réseau de chaleur. La fidélité aux principes du développement durable réside avant tout dans la priorité donnée à l’humain : le « capital social », la transmission des savoirs et l’intelligence collective. Soucieuse des économies de matière et d’énergie, l’approche des « artistes du bâtiment » de cette région est une synthèse entre ce qui est esthétiquement souhaitable, constructivement raisonnable et socialement justifiable. Leurs œuvres puisent leur force dans une collaboration étroite entre décideurs publics et privés, usagers, concepteurs et entreprises. »

Dans le Dossier de novembre 2008 de Diagonal No 178 de novembre 2008 : Eco-quartiers : un concept qui prend formes, déjà cité ci-dessus, Marc Lemonier présente deux typologies historiques des écoquartiers :

  • La première rapporte la vision de Daniela Belziti, selon laquelle il existe trois générations d’écoquartiers : les premières réalisations des années 1970, qui s’inscrivaient dans la lignée des utopies de retour à la nature, et prirent la forme d’éco-villages. Puis les années 1990, période des « quartiers démonstrateurs », qui drainent aujourd’hui des milliers de visiteurs : BedZed à Beddington au Royaume-Uni, Bo01-Västra Hamnen, à Malmö, et Hammarby Sjöstad à Stockhom en Suède, Vesterbro à Copenhague au Danemark, Vauban à Fribourg-en-Brisgau et Kronsberg à Hanovre en Allemagne… La troisième est l’actuelle génération, celle des nouveaux quartiers en cours d’aménagement.
  • La deuxième typologie est celle défendue par Cyria Emelianoff, qui présente 4 échelons : les projets réalisés à l’occasion d’expositions internationales centrées sur le développement durable, dont ils constituent un projet de démonstration : le quartier Kronsberg à Hanovre, Bo01, première phase du quartier Västra Hamnen, à Malmö ; le second type réunit les quartiers programmés dans le cadre d’une politique de développement durable d’agglomération (Hammarby Sjöstad à Stockhom, Vikki à Helsinki). Le troisième type est celui de quartiers nés à l’initiative d’associations d’habitants : le quartier Vauban, à Fribourg-en-Brisgau, est né d’un processus de participation citoyenne ; le quartier Lanxmeer à Culemborg, aux Pays-Bas. Un quatrième type d’éco-quartier, plus courant en Amérique du nord qu’en Europe, est celui mis en œuvre par un promoteur écologiste (BedZed, dans la banlieue de Londres).

Ce dossier de Diagonal développe, dans plusieurs articles, les réalisations des villes de Malmö, Grenoble (Quartier de Bonne), Chalon-sur-Saône (quartier Saint-Jean-des-Jardins), le plateau des Capucins aménagé à Angers par l’atelier d’architecture Roland Castro-Sophie Denissof-Silvia Casi, ou encore les Berges du lac à Bordeaux.

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On retrouve la présentation d’un certain nombre de réalisations européennes dans l’ouvrage Ecoquartiers en Europe, Philippe BOVET, Terre Vivante.

Les Ecoquartiers, Pierre LEFEVRE, Michel SABARD, Apogée, déjà cité, présente 16 projets d’écoquartiers en France, dont celui de Lyon-Confluence.

Conclusion

Alors, l’écoquartier : nouveau paradis urbain ?

Comme le dit Richard Rogers dans Des villes durables pour une petite planète, « Les anciennes visions utopiques des villes (Vitruve, Léonard de Vinci, Le Corbusier, Frank Lloyd Wright…) ne correspondent plus à la diversité et à la complexité de la société contemporaine. Mais ces tentatives architecturales utopiques nous rappellent que nous pourrions attendre de l’architecture et de l’urbanisme contemporains qu’ils expriment les valeurs philosophiques et sociales qui sont communes à tous. »

Et si nous laissions les artistes imaginer nos villes ?

Villes imaginaires et constructions fictives rassemble les œuvres (sculptures, installations, peintures, photomontages…) de plus d’une centaine d’artistes contemporains ayant élaboré des projets de bâtiments, rues ou villes dans des matériaux allant du carton au chocolat, et proposant ainsi des visions foisonnantes et inventives de la cité, affranchies de toutes limites ou contraintes.

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