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Un pont sur la brume

Kij Johnson

« - On ne sait jamais comment les choses nous changeront. - Alors, c'est qu'on n'a pas assez attendu pour le découvrir. »

Kit Meinem d’Atyar est peut-être le plus doué des architectes de l’Empire. Peut-être… et tant mieux. Car il lui faudra convoquer toutes ses compétences, l’ensemble de son savoir pour mener à bien la plus fabuleuse qui soit, l’œuvre d’une vie : un pont sur le fleuve de brume qui de tout temps a coupé l’Empire en deux. Un ouvrage d’art de quatre cent mètres au-dessus de l’incommensurable, cette brume mortelle, insondable, corrosive et peuplée par les Géants, des créatures indicibles dont on ne sait qu’une chose : leur extrême dangerosité… Par-delà le pont… l’abîme, et pour Kit une aventure humaine exceptionnelle.

De changements, il en est question dans ce livre. Que ce soit la nouveauté et le progrès apportés par le pont, la fin d’une époque avec la disparition programmée des passeurs ou tout simplement du développement des villes qui vont de pair avec l’ouvrage architectural.
Car malgré les apparences ce court récit à mi-chemin entre science-fiction et fantasy est avant tout une histoire humaine: celle de deux personnages, l’un sur le point de réaliser l’œuvre de sa vie, l’autre de voir son monde cesser d’exister.
Tout en sensibilité, l’auteur brosse un portrait attachant de ces personnages pris dans les rouages de l’existence, petits maillons de la vie quotidienne au milieu d’une aventure humaine avec un grand H.
Intimiste et émouvant, parfois mélancolique, ce livre est une véritable réflexion sur la nature de l’Homme et sa place dans le monde.
A noter que l’ouvrage a obtenu le prix Hugo du meilleur roman court 2012 ainsi que le prix Nebula du meilleur roman court 2011.

 

Voir dans le catalogue de la BML

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