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Sine die : chronique du confinement (19 mars – 12 mai 2020)

Éric Chevillard

« Alors oui, inévitablement, tous les écrivains en activité tiennent leur journal du confinement. Sujet imposé. Sujet unique. Ne nous accablez pas. C’est en écrivant que nous produisons nos anticorps. »

Faute avouée est à demi pardonnée, et même entièrement quand il s’agit du journal d’Éric Chevillard. Pourquoi ?

  • Parce qu’il en tient un depuis longtemps et ne s’est pas improvisé diariste dès l’heure du confinement venue. En effet c’est en 2007, au départ pour se distraire du travail d’écriture d’un roman, qu’Éric Chevillard commence à rédiger son journal en ligne sur son blog L’Autofictif. Régulièrement paraît aux éditions L’Arbre vengeur un volume de ce journal, sa naissance matérielle efface son existence en ligne, le papier prenant le relais du virtuel.
  • Parce que c’est souvent drôle :

Ma fille aînée n’aime pas le topinambour, la cadette n’aime pas le rutabaga, allez préparer un repas dans ces conditions !

avec finesse :

Le rire gonfle comme une voile le masque chirurgical. Ainsi le confiné prend le large.

  • Parce que c’est bien écrit. L’ordre des mots donne de la musicalité aux phrases qui parfois s’allongent et nous entraînent dans leur joyeuse absurdité ; on pense aux envolées de Pierre Desproges.

(dessin de François Ayroles)

(dessin François Ayroles)

  • Parce qu’il y a les délicats dessins de François Ayroles : fins et facétieux, comme le texte.

 

 

 

 

 

 

 

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