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Sémiramis

André Cardinal Destouches

Entre Lully et Rameau la tragédie lyrique française s'illustre avec André Cardinal Destouches, compositeur tout-terrain, puisqu'il fut également missionnaire et mousquetaire. S'emparant du destin tragique de la légendaire reine de Babylone, Destouches livre un flamboyant opéra.

C’est dans la version donnée à l’Opéra Royal de Versailles (Ensemble les Ombres  sous la direction de Sylvain Sartre) que nous découvrons aujourd’hui au disque la tragédie de Destouches, compositeur naguère méconnu mais redécouvert et ré-évalué ces dernières années. A juste titre car sa musique est magnifique, noble et raffinée, même si l’action théâtrale, tragédie classique oblige,  peut paraitre par moments un rien conventionnelle.

Le sort  tumultueux de Sémiramis, alias Semiramide, est certes propice aux développements dramatiques de toutes sortes : rivalités amoureuses, maléfices, oracles comminatoires et évocations incestueuses. L’opéra se déroule, ponctué de longs récitatifs, parfois un peu austères mais agréablement orné de quelques beaux airs et surtout de choeurs admirables. Une poignée de parties dansées, richement orchestrées ajoutent au charme de l’ensemble.

Le rôle titre est superbement servi par le beau timbre coloré de la mezzo-soprano Eléonore Pancrazi, secondée par le toujours très convaincant Mathias Vidal,  haute-contre à la française qui incarne Arsane,  et la basse dramatique et virile de Thibault de Damas (Zoroastre).  Le choeur du Concert Spirituel est tout simplement somptueux et ses nombreuses interventions apportent beaucoup à tous points de vue.

A conseiller aux amateurs d’opéra baroque

 

  • “Où suis-je ? quelle horreur agite mes esprits ?” (Arsane) :
  • “Triomphez Dieu puisant” (Sémiramis, puis choeurs) :
Voir dans le catalogue de la BML

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